Les insolites de l'Eurovision: «Ma chanson parle d'une sortie de dépression», explique la candidate australienne

SERIE (2/5) Tout au long de cette semaine, « 20 Minutes » passe en revue les anecdotes et faits insolites de l’Eurovision 2019 dont la finale se tiendra samedi

Propos recueillis par Fabien Randanne

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La chanteuse australienne Kate Miller-Heidke lors de sa première répétition sur la scène de l'Eurovision, le 4 mai 2019.
La chanteuse australienne Kate Miller-Heidke lors de sa première répétition sur la scène de l'Eurovision, le 4 mai 2019. — Thomas Hanses
  • Cette année, l’Eurovision est organisé à Tel-Aviv (Israël) et la finale aura lieu le samedi 18 mai.
  • L’Australie a été, pour la cinquième année d’affilée, conviée à participer. Elle sera représentée par Kate Miller-Heidke, qui prendra part à la première demi-finale retransmise ce mardi, dès 21h, sur France 4.
  • La chanteuse explique à « 20 Minutes » que sa chanson, « Zero Gravity », lui a été inspirée par « une période de dépression suite à la naissance » de son fils.

C’est une tradition depuis 2015. Pour la cinquième année consécutive, l’ Australie a été conviée au grand raout Eurovision. Certes, le règlement du concours ne conditionne pas la participation d’un pays à son positionnement sur le continent européen, mais, contrairement aux autres Etats en lice, l’île d’Océanie n’est pas membre active de l’Union européenne de radiotélévision qui chapeaute l’événement. Rien que pour ça la représentante australienne Kate-Miller Heidke méritait d’être intégrée à cette série d’articles sur les insolites de l’Eurovision 2019.

Mais il faut aussi compter sur son profil iconoclaste, entre pop et chant lyrique et une chanson qui, on ne le devinerait pas en l’entendant, parle de dépression post-partum. Pour couronner le tout, la chanteuse de 37 ans livrera une prestation acrobatique dans laquelle elle jouera les métronomes humains lors de la première demi-finale retransmise en direct ce mardi, dès 21h sur France 4.

Début avril, un attaché de presse a proposé à 20 Minutes de l’interviewer. On était prêt pour un échange en face-à-face quand un mail nous a informés qu’elle préférait répondre aux questions par écrit afin d’« économiser sa voix » en vue d’un concert à Amsterdam (Pays-Bas). Une fois n’est pas coutume, on a accepté. Quitte à céder à un caprice, autant que ce soit à celui d’une diva.

Qu’est-ce que cela représente pour vous, une Australienne, de participer à l’Eurovision ?

L’Eurovision, pour moi, représente la joie, la fête, et le pouvoir qu’a la musique d’unir les gens au-delà des différences de culture et de langues. Le concours à tendance à célébrer les outsiders, ce que j’adore. Représenter l’Australie est un immense honneur et une grande responsabilité.

De quoi parle votre chanson, « Zero Gravity » ?

Je l’ai écrite après une période de dépression suite à la naissance de mon fils. Elle évoque la manière dont on sort de la dépression. Autrement dit, se sentir à nouveau forte, puissante, comme si un poids nous avait été enlevé, sentir que l’on fait à nouveau attention au monde qui nous entoure.

Parmi les autres chansons en lice à l’Eurovision cette année, quelles sont vos préférées ?

En ce moment [elle a répondu à cette question début avril], je dirai les chansons de l’Islande et de la Norvège, mais je change d’avis tout le temps !

Que pensez-vous de Bilal Hassani, le candidat français ?

Bilal transpire le star power. Il mange l’écran : quand il apparaît, vous ne pouvez pas détacher vos yeux de lui !

Quelle est votre chanson préférée de l’Eurovision, toutes éditions confondues ?

Difficile de choisir, mais je dirais Waterloo. Je me suis plongée dans le monde d’ABBA récemment, en écrivant les paroles et les musiques de Muriel’s Wedding – The Musical [une comédie musicale inspirée du film australien Muriel]. J’aime aussi beaucoup Toy de Netta qui a gagné l’an passé.