Les insolites de l'Eurovision: Cinq «revenants» pour une victoire

SERIE (1/5) Tout au long de cette semaine, « 20 Minutes » passe en revue les anecdotes et faits insolites de l’Eurovision 2019 dont la finale se tiendra samedi

Fabien Randanne

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Sehrat, le représentant de Saint-Marin à l'Eurovision 2019 lors de sa première répétition sur la scène, le 5 mai 2019.
Sehrat, le représentant de Saint-Marin à l'Eurovision 2019 lors de sa première répétition sur la scène, le 5 mai 2019. — Thomas Hanses
  • Cette année, l’Eurovision est organisé à Tel-Aviv (Israël) et la finale aura lieu le samedi 18 mai.
  • Parmi les quarante et un candidats en lice, cinq artistes ont déjà participé à une précédente édition.

« Participer à l’Eurovision ça n’arrive qu’une fois dans la vie », a-t-on coutume d’entendre dire. Cela ajoute peut-être de la solennité au propos, mais c’est complètement faux. Rien dans le règlement du concours n’interdit de se présenter plusieurs fois.

Pour la France, seule Isabelle Aubret a tenté l’expérience – gagnante de l’édition 1962 elle avait fini troisième en 1968. Ce qui est bien mais moins impressionnant que le champion absolu de la discipline, l’Irlandais Johnny Logan, qui a remporté le concours en 1980 et 1987 avant de s’adjuger une médaille en temps que compositeur pour Why Me ?, la chanson victorieuse de 1992.

« Il me fallait une bonne chanson »

Cette année, des « revenants », on n’en compte pas moins de cinq parmi les quarante et un candidats. Parmi eux, Sehrat, le chanteur turc qui représentera à nouveau Saint-Marin, trois ans après son baptême du feu à Stockholm (Suède). Il n’avait pas dépassé l’étape des demi-finales mais pour lui, cela reste une « très bonne expérience ». « Ma chanson [I didn’t know] de cette année-là a obtenu un certain succès puisqu’elle s’est classée 25e du palmarès Dance Club du Billboard américain, souligne-t-il à 20 Minutes. Au départ, je n’avais pas l’intention de participer à nouveau car j’étais occupé à travailler sur mon nouvel album, mais j’avais gardé de bonnes relations avec les Saint-Marinais, alors je leur ai dit que, pour retourner à l’Eurovision, il me fallait une bonne chanson. »

Cette « bonne chanson », avec laquelle il représentera le micro-Etat enclavé en Italie, s’intitule Say Na Na Na (« Dis na na na »). Il aime à raconter qu’il l’a écrite en cinq minutes en marchant dans les rues de Cologne (Allemagne). On a aucun mal à le croire. Il n’empêche qu’il est l’un des chouchous des fans, comme un « plaisir coupable », et que beaucoup souhaitent le voir finale. « Ma chanson mériterait d’y être, car elle est puissante. Elle délivre de l’optimisme et des bonnes ondes », affirme Sehrat qui conclura la première demi-finale, retransmise en direct ce mardi dès 21h sur France 4.

Dans la deuxième demi-finale, qui sera diffusée jeudi, s’élancera un autre candidat qui était également de la partie à l’Eurovision 2016 en Suède : Sergueï Lazarev, pop star adulée en Russie, qui avait à l’époque fini fini troisième, derrière l’Ukraine et l’Australie. Le Moscovite figure parmi les favoris de cette édition 2019.

Des trios aux solos…

Jeudi également, la Macédonienne Tamara Todevska essaiera de faire mieux que lors de sa première participation en 2008, où elle fut éliminée en demi-finale alors qu’elle chantait au sein d’un trio.

Deux autres « revenants » accompagneront Sehrat dans la demi-finale de mardi. La Serbe Nevena Božović, qui est une habituée puisqu’elle a représenté son pays à l’Eurovision Junior 2007 (elle avait alors 13 ans) et décroché une honorable troisième place. En 2013, elle a remis ça sur la scène de l’Eurovision tout court, mais avec ses acolytes du groupe Moje 3, elle n’était pas allée plus loin que la demi-finale.

Le Hongrois Joci Pápai, lui, a l’ambition de faire au moins aussi bien que sa sixième place à l’Eurovision 2017. Un objectif auquel les bookmakers n’ont pas l’air de croire puisqu’il ne figure qu’à la 30e position (sur 41 candidats) des favoris pour la victoire. S’il revenait participer une troisième fois, serait-elle la bonne ?