VIDEO. «Warrior», la série de kung fu de Bruce Lee... «Clit Revolution» ou la sexualité comme source d’empowerment...

A LA DEMANDE  Replay, SVOD, streaming... Nos conseils de la semaine

A.D.

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Andrew Koji dans «Warrior».
Andrew Koji dans «Warrior». — Cinemax

Il n’y a pas que la télé dans la vie, il y a les replay aussi. De YouTube à Netflix en passant les replay des chaînes et les services de SVOD, « 20 Minutes » vous concocte chaque dimanche une liste de conseils de vidéo à voir, ou à revoir.

Semaine du 6 avril au 13 avril

« Warrior », la série de kung-fu de Bruce Lee

Kung-Fu, corruption et machination ! Warrior est surtout un projet vieux de 48 ans qui a germé dans l’esprit de Bruce Lee, deux ans avant sa mort. Un projet inabouti, sur un expert des arts martiaux, pris dans la guerre des Tongs, ce conflit où s’opposaient violemment différents clans mafieux chinois dans le Grand Ouest américain à la fin du XIXe siècle. Le projet n’aboutit pas, mais un ersatz voit le jour, la série Kung Fu, avec David Carradine. Un projet inachevé que sa fille, Shannon, a décidé de porter sur petit écran grâce aux bons soins de Jonathan Tropper (Banshee) et Justin Lin (Fast and Furious). Warrior suit Ah Sahm (Andrew Koji, qui semble être habité par Bruce Lee), jeune prodige des arts martiaux, qui devient l’homme de main d’un des plus puissants tongs du Chinatown de San Francisco. Warrior mélange des combats d’anthologie chorégraphiés à la Tarantino à une reconstitution historique stylisée des bas-fonds de Chinatown façon Gangs of New York.

« Risk », le portrait du controversé de Julian Assange

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a été arrêté ce jeudi à l’ambassade d’Equateur à Londres. Il est détenu à la prison de Belmarsh, dans le sud-est de Londres. Laura Poitras, la réalisatrice américaine récompensée d’un Oscar en 2014 pour Citizenfour, son film sur Edward Snowden, a passé six ans à filmer le lanceur d’alerte et son entourage. Présenté au festival de Cannes en 2016, Risk suit pas à pas le combat de Julian Assange, de la fuite des documents top secret sur WikiLeaks jusqu’à la fuite du lanceur d’alerte à l’ambassade équatorienne de Londres en passant par les révélations faites par le soldat Manning. Si le traitement de Risk, disponible sur Netflix, n’est pas aussi brillant que celui de Citizenfour, ce documentaire permet d’avoir un panorama clair et précis de l’affaire WikiLeaks et de mieux comprendre l’une des figures les plus controversées du XXIe siècle.

« Clit Revolution » explore la sexualité comme source d’empowerment

Un quart des jeunes filles de 15 ans ignorent l’existence du clitoris, selon un rapport publié en 2016 par le Haut Conseil à l’égalité. De quoi inspirer Elvire Duvelle-Charles et Sarah Constantin, deux activistes qui se sont fait connaître avec leur parodie féministe du clip Saint-Valentin d’Orelsan, un projet pour déconstruire les mythes et lever les tabous autour du sexe féminin. Née sur Instagram, Clit Revolution est désormais une web série documentaire diffusée un jeudi sur deux depuis le 7 mars sur France tv slash. Phallocratie, techniques de masturbations, excision ou encore porno féminin, le clitoris, organe de plaisir féminin, devient au fil des épisodes une source d’empowerment.

« Cléo de 5 à 7 » d’Agnès Varda n’a pas pris une ride

Agnès Varda, figure légendaire de la Nouvelle Vague, s’en est allée dans la nuit du 28 au 29 mars. Parmi la cinquantaine de films qu’elle a réalisés, Cléo de 5 à 7, sorti en 1962, petit bijou de rigueur et d’inventivité, n’a pas pris une ride et est disponible jusqu’au 27 avril sur Arte + 7. Le film se déroule le premier jour de l’été en temps réel, le 21 juin 1961, de 17h à 18h30. Il suit la déambulation dans Paris de Cléo, jeune femme qui redoute d’être atteinte d’un cancer et attend son diagnostic. Avec sa mise en scène d’une étourdissante mobilité, son insolente liberté formelle, et cette grâce discrète et joyeuse qui caractérise le cinéma de Varda, on respire et palpite au rythme des humeurs de la bouleversante Cléo. Un chef-d’œuvre, subtilement féministe, d’une étonnante modernité, mis en musique par Michel Legrand.

« The Bold Type » est de retour

A l’instar de son magazine fictif revampé pour les millenials, The Bold Type a séduit les jeunes adultes en délivrant des messages néoféministes hypercontemporains autour de l’anorgasmie, des violences faites aux femmes et du body positivism. Katie Stevens (Jane Sloan), Aisha Dee (Kat Edison), Meghann Fahy (Sutton Brady), le trio d’héroïnes de ce Sex & The City moderne, ont fait leur retour ce mercredi sur Amazon Prime Video, au rythme d’un nouvel épisode chaque semaine. Bref, une petite dose d’empowerment (avec une touche de glamour) dans une société (encore trop) patriarcale.