VIDEO. «On me demande toujours "Nicky Larson"», confie l'interprète du générique culte

NOSTALGIE Jean-Paul Césari, qui est l'invité du TGS à Montpellier ce week-end, se confie à « 20 Minutes »

Nicolas Bonzom

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Jean-Paul Césari.
Jean-Paul Césari. — Francis Malapris
  • A la fin des années 1980, Jean-Paul Césari était l’assistant personnel de Dorothée lorsqu’on lui a proposé de chanter le générique de « Nicky Larson ».
  • Aujourd’hui, il ne passe pas un jour sans qu’on lui réclame de chanter le générique.
  • Jean-Paul Césari, qui a fait une apparition remarquée dans l’adaptation au cinéma par Philippe Lacheau, prépare une compilation des génériques qu’il a interprétés.

« Une ombre file dans la nuit, c’est un assassin qui s’enfuit… » Rares sont les enfants des années 1990 qui n’ont jamais fredonné le générique de Nicky Larson. Depuis bientôt trente ans, la chanson de ce dessin animé culte, diffusé en France dans le Club Dorothée sur TF1 dès 1990, rythme la vie de Jean-Paul Césari.

C’est lui que Jean-Luc Azoulay, le producteur de l’émission, a choisi pour interpréter le thème français de l’adaptation du célèbre manga japonais, à la fin des années 1980. « On me parle de cette chanson avec tellement d’amour, c’est devenu mon bébé », sourit Jean-Paul Césari, qui est l’invité du TGS, ce week-end à Montpellier. Pourtant, rien ne prédestinait ce crooner des années 1980 à chanter pour les plus jeunes.

L’assistant personnel de Dorothée

Cet homme originaire du sud de la France a d’abord été choriste des Forbans et de Rika Zaraï, avant d'afficher sa bobine sur plusieurs 45 tours, sans jamais rencontrer véritablement son public. « C’était des chansons que je faisais moi-même, une que j’ai faite avec Didier Barbelivien, raconte Jean-Paul Césari. On me disait tout le temps "C’est bien, c’est un succès d’estime !", mais ça ne suffisait pas pour me nourrir. »

Copain avec Carlos, Jean-Paul Césari fait alors la connaissance de la bande à Dorothée, qui connaissait un immense succès à la fin des années 1980. Jean-Luc Azoulay lui propose alors de se mettre aux services de celle qui était alors l’idole des jeunes, et qui est devenue depuis la marraine de son fils. « J’étais son assistant personnel, confie-t-il. Quand j’ai commencé à chanter, c’était une véritable surprise. Ils savaient que j’étais musicien, que j’avais sorti quelques disques et ils cherchaient une nouvelle voix. C’était une façon pour moi de gagner un peu mieux ma vie... J’ai chanté une vingtaine de chansons. Mais avec Nicky Larson, j’ai senti que quelque chose se passait… »

« De grands gaillards me disaient à quel point j’avais bercé leur enfance »

Trente ans après, il ne se passe pas un jour sans que l’on lui réclame quelques notes du générique. « Lorsque j’ai quitté AB [qui produisait le Club Dorothée], il m’arrivait de jouer dans des restaurants de Montmartre. Quand je voyais des trentenaires dans la salle, je reprenais Nicky Larson. Là, je voyais de grands gaillards barbus, les larmes aux yeux, me dire à quel point j’avais bercé leur enfance. L’été, j’ai relancé le groupe que j’avais monté avec des copains quand j’avais 17 ans, les Daltons. On reprend des titres des années 1970. Mais évidemment, on me demande toujours Nicky Larson ! »

Jean-Paul Césari a fait une apparition remarquée dans l’adaptation de Philippe Lacheau au cinéma, qu’il a adoré. Il y interprète une version jazzy du générique qui l’a fait connaître du grand public. « J’ai été ravi d’avoir été appelé pour le film », confie-t-il. Aujourd’hui, grâce notamment à ce nouveau coup de projecteur, le musicien enchaîne les conventions de fans et prépare une compilation des génériques qu’il a interprétés. « D’habitude, en fin de carrière, c’est un peu la galère ! Moi, c’est l’inverse ! »

Jean-Paul Césari sera dimanche au Parc Expo de Montpellier, à l’occasion du TGS, une convention mangas et jeux vidéo. Toute la programmation ici.