Camille Hardouin dans «The Voice».
Camille Hardouin dans «The Voice». — Bureau 233 / ITV / TF1

INTERVIEW

«The Voice»: Camille Hardouin a chanté «Ne me quitte pas» «sincèrement, comme une confidence»

Pour défendre sa chance aux auditions à l'aveugle, Camille Hardouin a misé sur une reprise toute en sobriété de la chanson de Jacques Brel 

  • Camille Hardouin est une Parisienne de 33 ans, musicienne et illustratrice.
  • Elle participe à la saison 8 de « The Voice » sur TF1.
  • Pour son audition à l’aveugle, elle a repris « Ne me quitte pas ». Une chanson qui « s’imposait » à elle, comme la chanteuse l’explique à « 20 Minutes ».

Camille Hardouin vibre pour la musique et si vous ne le comprenez pas, elle pourrait vous faire un dessin. Avec son coup de crayon, la Parisienne de 33 ans a illustré son portrait de présentation dans The Voice, diffusé ce samedi sur TF1. Ses croquis colorés donnaient à voir toute la fantaisie de cette artiste, à la fois chanteuse et illustratrice, aux cheveux aux reflets bleus. Pour défendre ses chances dans le télécrochet, elle a cependant opté pour la sobriété avec une reprise douce et feutrée de « Ne me quitte pas ». Un choix qu’elle explique à 20 Minutes.

Pourquoi avoir choisi ce classique de Jacques Brel pour concourir aux auditions à l’aveugle ?

C’est un titre qui me touche infiniment. C’est une supplique d’amour qui passe par tellement de couleurs et d’émotions. C’est une espèce de ravage, de tempête d’émotion, qui passe dans cette chanson. Elle me bouleverse. Je voulais un morceau qui puisse parler à tout le monde, qui soit dans l’émotion et avec des mots choisis. « Ne me quitte pas » s’imposait.

Contrairement à d’autres candidats qui ont précédemment repris du Jacques Brel dans « The Voice », vous avez pris le contre-pied, en optant pour la sobriété plutôt que pour l’emphase. Pourquoi ?

C’est ma manière de chanter, c’est une volonté de ma part. Mes propres chansons, que j’écris, je les chante comme ça la plupart du temps, en murmurant. Pour moi, aller à « The Voice » impliquait de chanter cette chanson le plus sincèrement possible, donc en l’interprétant comme une confidence.

Vous redoutiez que ce parti pris puisse jouer en votre défaveur dans une émission qui mise souvent sur l’intensité vocale ?

Bien sûr ! Je suis une petite boule de peur et de joie mélangées. Donc j’ai tout le temps peur de tout ce qui peut se passer. En même temps, il ne pouvait pas en être autrement. La musique est un langage ultra-sincère, je ne pouvais donc y aller que le plus sincèrement possible. Le reste n’était pas de mon ressort, mais j’espérais évidemment toucher le public et les coachs.

Vous avez choisi de rejoindre l’équipe de Julien Clerc…

C’est un cadeau de l’avoir comme coach, car il est bienveillant. Recevoir son expérience est aussi agréable que constructif.

Julien Clerc aime quand les candidats de « The Voice » respectent les mélodies originales, comme vous l’avez fait lors de votre audition. Beaucoup de participants ont au contraire tendance à déstructurer les chansons. Vous en pensez quoi ?

Même quand je chante mes chansons, j’en fais des versions différentes : je change la mélodie, parfois même les paroles. Je fais ça aussi en chantant la chanson de quelqu’un d’autre : j’ajoute des paroles dans une autre langue, je tords la mélodie, je la mélange à un autre morceau. C’était un cadeau d’avoir en face de moi quelqu’un [Julien Clerc] qui portait son attention vers autre chose que ce à quoi je fais attention. Cela peut être l’occasion de travailler sur d’autres choses que ce à quoi je suis habituée.