César 2019: Du plus probable au plus surprenant, «20 Minutes» a imaginé les palmarès possibles

CINEMA La 44e cérémonie des César sera retransmise ce vendredi dès 21h sur Canal+

Fabien Randanne

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«Le Grand Bain» à gauche puis, de gauche à droite et de haut en bas : «Guy», «Jusqu'à la garde», «En liberté!» et «La Douleur».
«Le Grand Bain» à gauche puis, de gauche à droite et de haut en bas : «Guy», «Jusqu'à la garde», «En liberté!» et «La Douleur». — TRESOR FILMS – CHI-FOU-MI PRODUCTIONS - COOL INDUSTRIE – STUDIOCANAL - TF1 FILMS PRODUCTION - ARTEMIS PRODUCTIONS - Apollo Films - Haut et Court - Neue Visionen Filmverleih - Les Films du Losange
  • La 44e cérémonie des César, récompenses du cinéma français, se tient ce vendredi à Paris
  • Le Grand Bain et Jusqu’à la garde, en tête en nombre de nominations, sont favoris.
  • Des outsiders tels que En liberté !, Les Frères Sisters ou Guy ont aussi leurs chances.

Les César réservent toujours leur lot de surprises. La 44e cérémonie des récompenses du cinéma français, retransmise en direct sur Canal + ce vendredi soir, n’échappera sans doute pas à la règle. Le tout est de savoir dans quelle mesure les pronostics seront déjoués. 20 Minutes a imaginé trois scénarios en attendant de découvrir lequel sera joué à l’annonce du palmarès.

Le scénario le plus probable : « Le Grand Bain » et « Jusqu’à la garde » triomphent

Le Grand bain de Gilles Lellouche et Jusqu’à la garde de Xavier Legrand sont, sur le papier, les favoris car ils sont en tête du nombre de nominations : ils en comptent dix chacun. Au regard de la liste des nominations, ils pourraient tout à fait se partager les césars principaux. Puisqu’il est impossible de cumuler le trophée du meilleur film et celui du meilleur réalisateur, on peut tout à fait imaginer Le Grand Bain décrocher le premier et Xavier Legrand le second. Jusqu’à la garde pourrait se « consoler » avec le césar du premier film, et avec les statuettes de meilleur acteur (Denis Ménochet) et meilleure actrice (Léa Drucker). Le Grand Bain a de grandes chances de s’imposer dans les prix d’interprétations côté seconds rôles : Virginie Efira et Leila Bekhti sont nommées côté actrices et Philippe Katerine et Jean-Hugues Anglade côté comédiens. A moins que ces doubles nominations n’éparpillent les votes…

Si ce scénario se concrétise, dites : « Les César ont récompensé un film populaire, Le Grand Bain, qui a tout autant plu au public qu’à la critique, ainsi qu’un film à l’audience plus limitée, Jusqu’à la garde, ayant profondément marqué celles et ceux qui l’ont vu. Ce palmarès se met à l’abri de tout reproche d’élitisme et salue un cinéma social, engagé, en phase avec notre époque. Mais cette hégémonie ne doit pas faire oublier que les autres nommés auraient été tout aussi méritants. »

Le scénario surprise : Les outsiders s’imposent

Et si la moisson annoncée du Grand Bain et de Jusqu’à la garde était réduite à portion congrue ? Ce n’est pas impossible. En Liberté !de Pierre Salvadori et Les Frères Sistersde Jacques Audiard, avec neuf nominations chacun, n’ont pas dit leur dernier mot. En Liberté !, comédie aux accents loufoques, pourrait être récompensée pour son scénario original et, pourquoi pas, en meilleur film… Il ne serait pas ahurissant de voir Jacques Audiard sacré meilleur réalisateur. Son anti-western, en anglais, a été un échec en salles avec moins de 850.000 entrées, mais la cote d’amour du réalisateur semble toujours très forte chez les votants. Chouchou de l’Académie aussi, Alex Lutz, dont le très beau vrai-faux biopic Guy, est passé aussi discrètement en salles qu’il a été applaudi par la critique. Miser sur lui pour le césar du meilleur acteur n’est pas absurde. Côté meilleure actrice, Elodie Bouchez ne démériterait pas pour sa prestation dans Pupille de Jeanne Herry.

Si ce scénario se concrétise, dites : « Pour une fois qu’un seul film ne fait pas une razzia de césars au détriment des autres, on ne va pas râler. Ce palmarès célèbre la diversité de propositions offertes par le cinéma français l’an passé, ça fera taire les mauvaises langues qui le jugent d’emblée chiant. »

Le scénario improbable : « La Douleur » s’impose comme le grand gagnant

La douleur est le candidat malheureux de la France dans la course à l’oscar du meilleur film non anglophone. Que cette adaptation du roman du même nom signé par Marguerite Duras ait été choisie pour défendre les chances tricolores face à Climax, Jusqu’à la garde ou Mademoiselle de Joncquières suggère que, aux yeux des professionnels, elle représente le meilleur du cinéma français actuel. De là à imaginer que la majorité des votants aux Césars pensera de même… Le moins étonnant serait que Mélanie Thierry soit primée en meilleure actrice.

Si ce scénario se concrétise dites : « A la surprise générale, La Douleur s’est imposé sans mal. Les votants ont fait un choix que l’on peut qualifier d’élitiste – pas sûr que le public, qui a boudé le film en salles, s’y retrouve. Cela fera peut-être débat, mais tout le monde sera d’accord sur un point : Mélanie Thierry mérite son trophée. »