Montpellier: Collections, terrasse, jardin... On vous dit tout sur le Moco, le nouveau musée d'art contemporain

ART CONTEMPORAIN Le Moco sera inauguré le 29 juin, dans l'hôtel Montcalm

Nicolas Bonzom

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L'hôtel Montcalm à Montpellier.
L'hôtel Montcalm à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Le « Beaubourg » de Montpellier sera inauguré le 29 juin prochain.
  • Le lieu ne disposera pas de collections permanentes, mais exposera des collections publiques et privées du monde entier.
  • Le site accueillera aussi un bar, un restaurant, une librairie, ainsi qu’une grande terrasse extérieure, à l’ombre des arbres centenaires.

Le « Beaubourg » de Montpellier sera inauguré le 29 juin prochain. Ce week-end-là, l’entrée sera gratuite pour tout le monde. Mais pour y voir quoi ? A moins de cinq mois de son inauguration, on en sait (enfin) un peu plus sur le Moco, le nouveau musée d’art contemporain, hébergé au sein d'un vieil hôtel Montcalm rénové du sol au plafond.

D’abord, le lieu ne disposera pas de collections permanentes. « Nous travaillerons avec les collections des autres. Notre projet, c’est de montrer des choses que l’on n’a pas l’habitude de voir », indique celui qui fut l’un des fers de lance du nouveau Palais de Tokyo et qui a pris en main les destinées du Moco, Nicolas Bourriaud. Ainsi, le musée présentera cet été des œuvres issues de la collection privée de l’entrepreneur japonais Yasuharu Ishikawa. Des sculptures, des installations ou des photographies d’une vingtaine d’artistes du monde entier, de ces 20 dernières années.

Un bar, un restaurant, une terrasse… Un nouveau lieu de vie

Nouveau maillon de l’art contemporain à Montpellier avec la Panacée et l’Ecole des Beaux-Arts, le Moco sera également au cœur de l’événement « Cent artistes dans la ville », qui proposera pendant deux mois, du 8 juin au 28 juillet, une balade artistique de la gare Saint-Roch au quartier des Beaux-Arts. Une exposition tirée d’une collection publique russe complétera la première programmation du musée montpelliérain.

Mais le Moco, accessible au public du mercredi au dimanche, promet d’être aussi un nouveau lieu de vie pour les Montpelliérains, même si on n’aime pas forcément l’art contemporain. « Notre souhait est d’en faire un véritable espace de rencontres, pour venir voir des expositions, mais pas seulement », souligne Sébastien Truchot, l’architecte du nouveau musée. Le site accueillera par exemple un bar, un restaurant, une librairie, ainsi qu’une grande terrasse extérieure, à l’ombre des arbres centenaires.

L’artiste horticulteur Bernard Lavier est chargé également de transformer le parc, autour du thème « des cinq continents ». « Comme dans les parcours botaniques, il y aura des indications sur l’origine des plantes, note ce dernier. On aura l’impression de faire un véritable voyage autour de la planète en se baladant dans le jardin. » La fontaine doit elle aussi reprendre vie. Elle accueillera une « pyramide d’arrosoirs ». Quant à la question (essentielle) de l’entrée au musée, elle se fera par la rue de la République.