Jack White des White Stripes touchera des royalties sur «Toy», la chanson gagnante de l'Eurovision

MUSIQUE Le membre des White Stripes est désormais crédité parmi les compositeurs de « Toy » car ce morceau qui a remporté l’Eurovision 2018 aurait des similitudes avec le tube « Seven Nation Army »…

Fabien Randanne

— 

Jack White et Netta Barzilai.
Jack White et Netta Barzilai. — GETTY IMAGES / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP - Rolf Klatt/Shutterstock/SIPA

« Je ne suis pas ton jouet » (« I’m not your toy »), chante l’Israélienne Netta Barzilai dans le refrain de Toy avec laquelle elle a remporté l’ Eurovision en mai dernier. Une affirmation que pourrait reprendre à son compte Jack White, du duo américain White Stripes, qui, bien décidé à ne pas être traité comme un pantin, est désormais crédité comme co-compositeur de la chanson. Une information rapportée ce mercredi par Nov Reveuny, journaliste de la chaîne israélienne Kan.

Sur le site de l’Acum, l’équivalent israélien de la Sacem qui gère les droits musicaux, le nom de John Anthony White – Jack White est un nom de scène – apparaît au côté des compositeurs Doron Medalie et Stave Berger, sur la fiche de Toy. Ce qui signifie que l’Américain touchera désormais des royalties sur ce morceau.

Officiellement pas de plagiat

En juillet, deux mois après la victoire de Netta Barzilai à l’Eurovision, des médias israéliens révélaient que Medalie et Berger avaient reçu une lettre de Universal Music Group. Le courrier évoquait une violation de copyright en faisant état de similarités entre Toy et Seven Nation Army, le tube des White Stripes sorti en 2003. Des ressemblances se trouveraient du côté des harmonies et du rythme.

Si Medalie et Berger ont accordé leurs violons avec Universal Music Group, cela ne signifie pas pour autant qu’ils admettent un quelconque plagiat. Comme le signale ce jeudi le Jerusalem Post : « Aucune poursuite en justice n’a été intentée et un tel accord – sans reconnaître une quelconque faute – est courant dans l’industrie musicale et, engage généralement les parties impliquées à ne pas s’exprimer sur le sujet. »