VIDEO. Bordeaux: Génial ! Quand le chef d'orchestre du Grand Théâtre raconte l'opéra... avec des Lego

STORY Le jeune chef d'orchestre du Grand Théâtre de Bordeaux s'est lancé dans la réalisation d'une série de vidéos qui racontent les opéras... avec des figurines Lego

Mickaël Bosredon

— 

Le chef d'orchestre Marc Leroy Calatayud a créé des vidéos avec des Lego qui racontent l'opéra
Le chef d'orchestre Marc Leroy Calatayud a créé des vidéos avec des Lego qui racontent l'opéra — Marc Leroy
  • Marc Leroy-Calatayud est un jeune chef d’orchestre qui ambitionne de démocratiser l’accès à la musique classique.
  • A l’occasion du «Barbier de Séville», qu’il va diriger lui-même sur la scène du Grand Théâtre à partir de ce vendredi, il vient de livrer une vidéo qui résume l’œuvre de Rossini.
  • Ce format court, drôle et très rythmé, entend donner des clés avant la représentation des œuvres.

Alors que l’Opéra National de Bordeaux s’apprête à démarrer les représentations de son opéra phare de la rentrée, Le Barbier de Séville [du 1er au 13 février] pour lequel il ne reste quasiment plus une place, l’assistant chef de l'orchestre national Bordeaux-Aquitaine, Marc Leroy-Calatayud vient de livrer une nouvelle version de sa série « Gropéra. »

Ces petites vidéos de moins de dix minutes, réalisées avec des… Lego, visent à « raconter un résumé de l’œuvre, afin que les gens viennent à l’opéra avec une base et quelques clés de lecture, sans que ce soit académique » explique le jeune chef d’orchestre (26 ans).

« Je passais des heures dans ma chambre à inventer des histoires avec des Lego »

« Quand j’étais petit, raconte Marc Leroy-Calatayud, je passais des heures dans ma chambre à inventer des histoires avec des Lego. C’est un moyen très facile de raconter une histoire, et quand je dirige de l’opéra ou du ballet, c’est juste dans un format plus étendu, avec un orchestre, un théâtre… La magie du spectacle, c’est de faire rêver le spectateur, l’emmener quelque part pendant quelques heures. Et cela, ça dépend de la manière dont on raconte l’histoire. Moi j’y crois à fond quand je dirige ! »

Il a commencé ses vidéos avec Anna Bolena, et vient de livrer son second opus avec Le Barbier de Séville. « J’en fais sur les productions sur lesquelles je travaille, car ça demande du temps. La prochaine sera sur Manon de Massenet, que l’on va donner ici à l’opéra de Bordeaux, ensuite on verra sur la Walkyrie… »

« Cette idée de partager les œuvres du classique remonte à assez longtemps »

Ces vidéos « s’inscrivent dans une série de projets que je mène pour faciliter l’accès à la musique classique auprès de tout un chacun » détaille Marc Leroy-Calatayud. « Souvent, la musique classique ça fait peur, on pense que pour aller au concert il faut bien s’habiller, et que c’est réservé aux gens qui connaissent, alors que pas du tout. En Suisse, j’avais créé un orchestre de jeunes quand j’avais 17 ans, L'Orchestre QuiPasseParLà, et notre but était de partager les œuvres classiques avec tout le monde. Je parlais pour présenter les œuvres au public, et on faisait des programmes hors format pour que les gens puissent s’asseoir à l’intérieur de l’orchestre… Donc, cette idée de partager les œuvres du classique remonte à assez longtemps. »

Le chef d'orchestre Marc Leroy Calatayud
Le chef d'orchestre Marc Leroy Calatayud - Julien James

Le but de ces vidéos, « c’est d’abord pour mes proches ou les gens de l’orchestre qui sont contents de montrer ça à leurs élèves. C’est à disposition, et si des gens veulent le partager tant mieux. »

« Important que ça reste dynamique »

Dans celle sur Le Barbier de Séville, Marc Leroy Calatayud a demandé un petit coup de pouce au baryton Florian Sempey, qui joue Figaro dans cette œuvre de Rossini. « Je cherchais un moyen de mettre en scène Rossini dans la vidéo, qui donnerait deux répliques, et comme je sais que Florian est un inconditionnel, je lui ai proposé de participer. Le plus important c’est que ça reste en dessous des dix minutes, pour conserver quelque chose de dynamique. »

Et que cela donne l’envie de se déplacer jusqu’à l’opéra.