Lyon: Entre musée et lieu d'expériences gustatives, la Cité de la Gastronomie ouvrira à l'automne

BON APPETIT Répartie sur 4.000 mètres carrés, elle ambitionne de «prouver que santé et plaisir peuvent se marier dans l’assiette»…

Caroline Girardon

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La cité de la Gastronomie de Lyon ouvrira à l'automne 2019 au coeur du Grand Hôtel-Dieu.
La cité de la Gastronomie de Lyon ouvrira à l'automne 2019 au coeur du Grand Hôtel-Dieu. — Thierry Fournier
  • La cité de la gastronomie de Lyon, nichée au cœur du Grand Hôtel-Dieu, ouvrira à l’automne prochain.
  • Elle abritera des expositions autour de la cuisine lyonnaise et des ateliers orientés sur la nutrition.
  • Des chefs, installés en « résidence », feront également goûter leurs créations aux visiteurs.

Elle ne sera pas un musée, mais abritera des expositions. Elle ne sera pas non plus un restaurant mais les visiteurs pourront déguster les mets préparés par les chefs. La Cité de la gastronomie de Lyon, se dévoile peu à peu. L’ouverture du lieu, situé au cœur du Grand Hôtel-Dieu, est prévue pour l’automne, sans que l’on connaisse précisément la date.

La Métropole de Lyon a présenté mardi le visage de l’établissement qui sera consacré au « bien manger ». Répartie sur quatre niveaux et 4.000 mètres carrés, la Cité de la gastronomie accueillera des expositions permanentes et temporaires, des rencontres mais aussi des expériences culinaires.

Comme à la table d’un bouchon

Le visiteur sera immergé « comme à la table d’un bouchon ». Les figures emblématiques de la gastronomie lyonnaise seront présentées : de Paul Bocuse aux mères Brazier et Fillioux en passant par les frères Troisgrois, Fernand Point et Jacques Pic. « Toutes inviteront à prendre part à un banquet », précise la Métropole. Le piano de Paul Bocuse y sera installé au milieu des photos de familles, des menus ou encore des recettes mythiques.

« Toutes les étapes du repas gastronomique seront évoquées depuis la production jusqu’au plaisir de se retrouver autour d’une table », poursuit la Métropole de Lyon. Ainsi la scénographie, qui sera confiée à Casson Mann à qui l’on doit la Cité du vin à Bordeaux, prévoit d’inviter les visiteurs à choisir eux-mêmes les produits. Pour cela, ils devront faire leurs courses à l’aide d’écrans représentant le marché.

24 euros pour déguster les plats des chefs

Des chefs s’installeront « en résidence » au dernier étage pour proposer des démonstrations, des ateliers culinaires et faire déguster leurs créations. Mais pour cela, le public devra s’acquitter de 12 euros. Une somme qu’il faudra rajouter aux 12 euros qui seront déjà demandés à l’entrée. « La Cité a pour objectif de devenir la nouvelle fenêtre pour la promotion et la diffusion des restaurants du monde entier », argumentent les organisateurs, précisant que des pays seront régulièrement invités à faire connaître leurs spécialités.

« Si chaque personne ressort avec le plaisir d’avoir découvert ou appris au moins une chose simple sur un produit, un savoir-faire, un ustensile, une recette… Alors le pari sera déjà réussi », affirme Régis Marcon, président du comité d’organisation stratégique de la cité internationale de la gastronomie. Le chef trois étoiles insiste : le défi sera de « prouver au grand public que santé et plaisir peuvent se marier dans l’assiette, y compris dans celle de tous les jours ».

Pour cela, la cité abritera aussi un « gastrolab », espace de « coworking » destiné aux nouvelles initiatives dans la gastronomie, la santé et la nutrition, ainsi qu’une « gastroludothèque », qui permettra de comprendre les cycles de l’alimentation. Elle doit ouvrir 7 jours sur 7.