«Destination Eurovision»: Dans les coulisses des répétitions de la finale

TELEVISION Ce vendredi, « 20 Minutes » a assisté aux répétitions de la finale de « Destination Eurovision » qui sera retransmise ce samedi en direct sur France 2 dès 21 heures...

Fabien Randanne

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Le plateau de Destination Eurovision 2019, avant un direct.
Le plateau de Destination Eurovision 2019, avant un direct. — GILLES SCARELLA FTV
  • Sept artistes en solo et un trio sont en lice pour la finale de Destination Eurovision qui sera diffusée ce samedi, dès 21 heures, en direct sur France 2.
  • L’artiste qui remporter l’émission représentera la France avec sa chanson lors du prochain concours Eurovision en mai à Tel Aviv (Israël).
  • Ce vendredi, de 11 heures à 18h30, les artistes candidats ont répété au Studio 217 de La Plaine Saint-Denis.

« On fait une émission de magie là ? Toute la fumée est sur Amalia », taquine l’assistant-réalisateur Hacène Amadj dont la voix résonne dans tout le plateau. « J’étouffe ! » confirme en rigolant la chanteuse du trio The Divaz en train de disparaître dans un épais brouillard. Ce vendredi, au Studio 217 de La Plaine Saint-Denis à Aubervilliers, l’heure est aux derniers réglages afin d’éviter que de tels aléas techniques se reproduisent en direct lors de la finale de Destination Eurovision ce samedi soir sur France 2. Pour les artistes finalistes, c’est l’occasion de prendre leurs ultimes marques sur la scène, de mémoriser les axes de caméras tout en chantant leurs titres respectifs.


Bruno Berbéres, le directeur de casting, ne manque rien des différents passages. « Tous les candidats, quels qu’ils soient, ont pris en assurance, note-t-il. Le plus flippant pour eux était de se qualifier pour la finale. La semaine dernière, même Emmanuel Moire avait la pression. Sa voix n’était pas à 100 % de ses capacités, mais là, elle est revenue au top. »

« Ça fait trois fois que je croise Emmanuel Moire et je ne sais pas quoi lui dire »

En regagnant les coulisses, Emmanuel Moire confirme : « J’avais peur car je ne savais pas comment les gens allaient recevoir ma chanson. Elle n’est pas mainstream et je me suis mis pas mal de pression. » Il a été rassuré : lors de la deuxième demi-finale, il est arrivé en tête des votes des téléspectateurs avec La Promesse, dont les paroles évoquent l’importance d’assumer son homosexualité. « Je me suis dit : "OK, le public est content de me retrouver, il aime cette chanson." Mais attention je suis un traqueur, donc demain [samedi], j’aurais quand même du stress. » Le chanteur dit cela avec un sourire, mais il n’empêche, l’enjeu est de taille car le gagnant de l’émission ira représenter la France à l’Eurovision en mai.

« Ça fait trois fois que je croise Emmanuel Moire et je ne sais pas quoi lui dire… Je suis hyper-fan de lui », confie quelques instants plus tard Bilal Hassani​, visiblement impressionné par son aîné. Ce dernier, en lice avec la chanson Roi, a lui-même des aficionados dans les parages. Cinan, rédacteur du site Wiwibloggs lui offre un portrait réalisé par un collègue et en profite pour prendre un selfie au côté de celui qui, du haut de ses 19 ans est le grand favori pour remporter Destination Eurovision. « Je ne me prépare pas à une victoire. Si ça arrive, j’exploserai de joie. Mais quoi qu’il en soit, je retiendrai ces moments de ouf, assure-t-il en ouvrant grand les bras sur le décor environnant. Depuis samedi dernier, une autre candidate, Seemone, a vu sa cote grimper, jusqu’à devenir une sérieuse prétendante à la victoire. Ce qui n’est pas pour déplaire à Bilal Hassani : « C’est plus agréable à vivre d’être deux favoris, sinon, c’est beaucoup trop de pression. »

Seemone contrôle ses émotions

Seemone a vécu son baptême du feu de la rampe lors de la deuxième demi-finale, effectuant sa première scène et sa première télé. Elle avait fini en larmes. « Aujourd’hui, je suis toujours dans l’émotion mais j’arrive à la contrôler davantage pour ne pas me laisser submerger. Quand j’arrive sur le plateau, je n’ai plus les jambes qui tremblent. Plus je bosse, mieux je me sens », reconnaît-elle, visiblement sereine. Pour sa prestation en finale, elle a décidé de rester dans la sobriété. Elle a simplement demandé un éclairage plus chaleureux parce que la ballade qu’elle interprète, Tous les deux, a beau évoquer une forme de mélancolie, elle n’a pas vocation à inspirer la tristesse. Elle chantera donc sous des lumières orangées. Silvàn Areg lui aussi a dû passer à la couleur. Contraint et forcé par les ayants droit de Sempé et Goscinny qui n’ont pas apprécié qu’il intitule sa chanson Le Petit Nicolas et que sa scénographie de demi-finale repose sur des maquettes dessinées en noir et blanc. Samedi, il entonnera donc les mêmes paroles, mais sous le titre Allez leur dire, et dans un univers aux teintes acidulées.

Chimène Badi, elle, est davantage turlupinée par des considérations vestimentaires. Elle se demande si elle peut chanter en baskets, plus confortables évidemment que les talons hauts avec lesquels elle est arrivée sur scène. Vocalement, elle est bien dans ses chaussures et assure toutes les nuances de sa chanson Là-haut sans flancher. Comme en demi-finale, elle chante dans un cube, mais elle s’en échappe pour aller interagir avec le public et laisser se mouvoir le danseur qui l’accompagne désormais. « Je pense qu’il fallait apporter quelque chose à la scénographie et je crois avoir trouvé la bonne idée, confiait-elle à 20 Minutes il y a quelques jours. Je resterai sur ma lignée, authentique, celle que les Français connaissent et j’espère de tout mon cœur qu’ils auront autant envie que moi que je représente la France à l’Eurovision. » Réponse ce samedi sur France 2.