«Time's up» pour R.Kelly, lance une de ses accusatrices devant les caméras

#METOO Le chanteur est accusé de violences sexuelles sur plusieurs femmes, y compris des jeunes filles mineures...  

20 Minutes avec AFP

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L'une des accusatrices de R.Kelly, Faith Rodgers (gauche), a participé à une conférence de presse aux côtés de Michelle Kramer, la mère d'une autre victime présumée.
L'une des accusatrices de R.Kelly, Faith Rodgers (gauche), a participé à une conférence de presse aux côtés de Michelle Kramer, la mère d'une autre victime présumée. — Richard Drew/AP/SIPA

L’offensive médiatique avait porté ses fruits contre Bill Cosby. La célèbre avocate américaine Gloria Allred adopte la même stratégie contre le chanteur R.Kelly, accusé d’avoir commis des violences sexuelles et physiques sur plusieurs jeunes filles, certaines mineures au moment des faits présumés. Lors d’une conférence de presse, lundi, l’une de ses accusatrices lui a lancé « Time’s up » (« ton heure a sonné »), reprenant une célèbre formule du mouvement #MeToo. Elle accuse également le chanteur de l’avoir menacée après le dépôt de sa plainte à New York.

Grande figure du R & B des années 90, auteur notamment du titre I Believe I Can Fly, R. Kelly défraie aujourd’hui la chronique après la diffusion d’un documentaire accablant la semaine dernière. Dans le documentaire, plusieurs femmes accusent le chanteur d’avoir eu des relations sexuelles avec des jeunes filles de moins de 16 ans alors qu’il était majeur et de s’être entouré de femmes qu’il a transformées en esclaves sexuelles.

« Actes d’intimidation »

Lundi, Faith Rodgers, qui a rencontré R. Kelly en mars 2017 après l’un de ses concerts, alors qu’elle n’avait que 19 ans, a affirmé avoir été victime d'« actes d’intimidation et de rétorsion » de la part de l’artiste après l’avoir assigné en justice. La mère de Faith Rodgers a assuré qu’elle et son mari avaient également reçu des menaces.

La jeune femme, aujourd’hui âgée de 20 ans, a saisi la justice civile en mai 2018 pour obtenir réparation de R. Kelly, l’accusant de lui avoir transmis l’herpès génital, une maladie sexuellement transmissible. Elle accuse notamment R. Kelly et son équipe d’avoir créé une page Facebook pour la discréditer, en postant des photos d’elles prises dans un cadre privé, a indiqué lundi, lors d’une conférence de presse, son avocate, Gloria Allred. Cette dernière a également indiqué qu’elle représentait une autre jeune fille, mineure au moment des faits, qui n’a pas encore déposé sa plainte.

Selon plusieurs médias locaux, R. Kelly ferait déjà l’objet d’une enquête menée par le procureur du comté de Fulton, dont dépend la ville d’Atlanta, où le chanteur possède une résidence. Après un appel à témoins lancé par la procureure du comté de Cook, dont dépend Chicago, la ville d’origine de R. Kelly, plusieurs vérifications ont été effectuées ces derniers jours par la police.