VIDEO. Golden Globes 2019: «Bohemian Rhapsody», Rami Malek et «Green Book» sont les champions

CINEMA La cérémonie a été marquée par de nombreuses surprises, dimanche soir, mais il y a eu peu de moments mémorables...

Philippe Berry

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«Bohemian Rhapsody» et Rami Malek, ici entouré de  Brian May et Roger Taylor du groupe Queen, ont triomphé aux Golden Globes, le 6 janvier 2019.
«Bohemian Rhapsody» et Rami Malek, ici entouré de Brian May et Roger Taylor du groupe Queen, ont triomphé aux Golden Globes, le 6 janvier 2019. — Jordan Strauss/AP/SIPA

Les parieurs attendaientA Star is Born et Bradley Cooper. Mais dimanche soir, Bohemian Rhapsody  a créé la surprise aux Golden Globes en remportant le prix du meilleur film dramatique, avec Rami Malek couronné chez les acteurs. Côté comédie, c’est Green Book : Sur les routes du sud (23 janvier en France) qui a été distingué, lors d’une soirée pauvre en moments forts.

Le palmarès cinéma : La surprise Bohemian Rhapsody, la confirmation Cuaron

Sans grand favori, il y en a eu pour tout le monde. Dans la catégorie film dramatique, Bohemian Rhapsody et Rami Malek, ont donc été sacrés. L'acteur a rendu hommage à Queen et à Freddy Mercury, lâchant au micro: «I love you, you beautiful man».

Mais c’est Alfonso Cuaron qui a remporté le Golden Globe du meilleur réalisateur pour Roma, également sacré meilleur film en langue étrangère. Glenn Close a versé une larme en recevant le trophée de la meilleure actrice, avec un discours fort sur l'empowerment des femmes. Lady Gaga s’est consolée avec la meilleure chanson pour Shallow, dans A Star is Born.

Dans une catégorie comédie assez mal définie, le film historique Green Book, dans lequel Viggo Mortensen sert de chauffeur au pianiste noir Don Shirley (Mahershala Ali, meilleur second rôle masculin) dans le Sud américain ségrégationniste a battu Vice et The Favorite. Il s’agit d’une revanche en solo pour Peter Farelly, longtemps snobé par les critiques avec son frère Bobby. Christian Bale, lui, a été récompensé pour sa transformation épatante en Dick Cheney et il n’y a rien à redire à la victoire d’Olivia Colman, qui incarne une reine Anne sauce « mean girls » jouissive dans The Favourite.

Dans la catégorie animation, Spider-Man : Into the Spider-Verse, a mis fin à l’hégémonie de Disney/Pixar. Enfin le compositeur Justin Hurwitz, pour la bande-son de First Man, a empêché le français Alexandre Desplat de remporter un nouveau trophée.

Le palmarès télé : The Americans, The Kominsky Method et Versace distingués

Les Golden Globes, ce n’est pas que du cinéma. Pour son grand finale, The Americans s’impose dans la catégorie série dramatique. Amplement mérité après six saisons intelligentes et haletantes. Chez les comédiens, Richard Madden, impeccable en garde du corps souffrant de PTSD dans Bodyguard, a gagné et n’en revenait pas. Tout comme la présentatrice Sandra Oh, qui joue au chat et à la souris dans Killing Eve. Ses parents, présents dans la salle, étaient très fiers.

On pensait la victoire de The Marvelous Mrs. Maisel assurée. C’était sans compter sur la « buddy comedy » de Netflix The Kominsky Method avec Michael Douglas, désigné meilleur acteur. Un grand moment pour Chuck Lorre, qui n’avait jamais été distingué pour The Big Bang Theory. L’actrice Rachel Brosnahan a remporté son second Golden Globe consécutif pour son débit impressionnant dans Mrs Maisel.

Enfin, pour les « mini-séries », The Assassination of Gianni Versace a remporté le match au sommet face à Sharp Objects, et son jeune acteur Darren Criss a dominé ses aînés. Amy Adams est repartie bredouille, l’Association hollywoodienne de la presse étrangère lui ayant préféré Patricia Arquette (Escape at Dannemora). Finalement, les grands absents de ces 3h30 de cérémonie auront été la politique et Donald Trump. Personne ne s’en plaindra.