L'autrice Christine de Rivoyre est morte

DISPARITION L’ancienne journaliste du « Monde », qui a notamment écrit « Le Petit matin », prix Interallié 1968, est décédée dans la nuit de jeudi à vendredi à 97 ans…

20 Minutes avec AFP
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Christine de Rivoyre, en 1995.
Christine de Rivoyre, en 1995. — GINIES/SIPA

Du haut de son mètre cinquante-deux et de ses 43 kg, elle se définissait comme une « petite bonne femme ». Mais elle était grande par le talent. La romancière Christine de Rivoyre est morte dans la nuit de jeudi à vendredi à Paris. Elle avait 97 ans.

Amoureuse des Landes, des jardins, des chevaux et des livres de Colette, elle a signé un grand nombre d’articles de presse (elle a travaillé au Monde et à Marie Claire) et d’ouvrages, dont Le Petit matin, prix Interallié 1968, une histoire d’amour entre une jeune fille et un cavalier allemand sous l’Occupation, qui eu droit à une adaptation au cinéma en 1971.

Loin de l'agitation parisienne

Deux autres romans de Christine de Rivoyre ont été transposés sur grand écran : Les Sultans, par Jean Delannoy avec Gina Lollobridgida en 1966, et La Mandarine, en 1971, par Edouard Molinaro, avec Annie Girardot.

Membre du jury Médicis de 1971 à 2017, cette célibataire a d’abord vécu à Paris avant de s’installer, à la fin des années 1970, dans la maison familiale d’Onesse-Laharie (Landes), proche des plages dorées de l’Atlantique. A Paris, a-t-elle dit, « j’étais journaliste, je voyais des gens merveilleux comme Faulkner ou Morand. J’étais amoureuse. Et sportive. Et agitée. Un jour, ma mère est morte. J’ai regardé cette maison qui allait mourir si on ne s’en occupait pas. Alors, je suis partie là-bas. Avec mon chien et de la musique. Et j’ai eu beaucoup de secondes à moi… »