Amos Oz dans sa maison à Tel Aviv en 2015.
Amos Oz dans sa maison à Tel Aviv en 2015. — Dan Balilty/AP/SIPA

DISPARITION

L'écrivain israélien Amos Oz est décédé à l'âge de 79 ans

Le célèbre écrivain israélien Amos Oz  est mort à l'âge de 79 ans, a annoncé sa fille...

Le célèbre écrivain israélien Amos Oz, ardent défenseur de la paix et dont le roman autobiographique Une Histoire d’amour et de ténèbres avait connu un succès mondial, s’est éteint vendredi à l’âge de 79 ans, a annoncé sa fille.

L’écrivain est décédé des suites d’un cancer, a expliqué Fania Oz-Salzberger sur Twitter dans un premier message en hébreu où elle demande qu’on respecte sa vie privée et remercie « ceux qui l’ont aimé ». « Mon père bien-aimé, Amos Oz, un père de famille formidable, un auteur, un homme de paix et de modération, est décédé aujourd’hui paisiblement après une courte bataille contre le cancer. Il était entouré par ceux qui l’aimaient et il le savait jusqu’au bout. Puisse son bon héritage continuer à changer le monde », a-t-elle ensuite publié en anglais.

La mort d’Amos Oz est « une perte pour nous tous et pour le monde », a déclaré le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Emmanuel Nahshon.

Salué à ses débuts comme le « Camus israélien »

Amos Oz a vu le jour à Jérusalem le 4 mai 1939 dans une famille d’origine russe et polonaise. Salué à ses débuts comme le « Camus israélien », l’écrivain, un fervent militant de la paix avec les Palestiniens, avait dénoncé ces dernières années la politique du Premier ministre Benjamin Netanyahu, protestant contre ce qu’il a qualifié d'« extrémisme croissant » du gouvernement.

Lauréat du prestigieux prix Goethe 2005 en Allemagne, il avait aussi reçu le prix d’Israël de littérature en 1998, le prix Méditerranée (étranger) en 2010 et le prix Franz Kafka en 2013.

Marié et père de trois enfants, Amos Oz était très apprécié par les Israéliens de tous bords, notamment pour son humour. Plus connu parfois pour ses prises de position politiques que pour son œuvre littéraire, le cofondateur du mouvement La Paix laisse une vingtaine de romans et de recueils de nouvelles, une demi-douzaine d’essais et d’innombrables articles de presse.