Banksy signe un nouveau pochoir dénonçant la pollution

ART La nouvelle oeuvre de Banksy a été placée sur les murs d'un quartier populaire d'une petite ville industrielle du Pays de Galles...

20 Minutes avec AFP

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La nouvelle oeuvre de Banksy sur les murs de Port Talbot au Pays de Galles.
La nouvelle oeuvre de Banksy sur les murs de Port Talbot au Pays de Galles. — Chris Fairweather/Huw Evans/REX/Shutterstock/SIPA

Un graffiti qui attire les curieux. Une nouvelle œuvre du «street-artist» britannique Banksy est apparue le 18 décembre sur les murs d’un quartier populaire de Port Talbot au Pays de Galles. Elle est simplement accompagnée du message « Season’s greetings » (« Meilleurs vœux »).

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. . . . Season’s greetings . . .

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Le pochoir, qui apparaît proche de l'imposante aciérie fumante du géant sidérurgique indien Tata Steel, représente un enfant, bras ouverts, tirant la langue pour attraper des flocons de neige. Mais ceux-ci sont en fait de la cendre rejetée par une poubelle en feu dessinée sur le mur perpendiculaire. Beaucoup voient dans ce graffiti, le premier de Banksy au Pays de Galles, une dénonciation de la pollution de l’air.

« Une déclaration sociale forte »

« Quand on voit les flammes et la pollution sur l’autre côté du dessin, cela fait ressortir toutes sortes de pensées sur ce qu’était Port Talbot, sur le côté industriel des choses », commente Kirstin Tucker, une habitante de la ville de quelque 35.000 âmes. « Il est venu ici et a fait quelque chose pour la communauté locale, (c’est) une déclaration sociale forte », estime Jason Nicholas Smart, un autre habitant, admirateur de l’artiste.

Depuis son apparition, l’œuvre attire de nombreux fans et curieux. Ils étaient une vingtaine samedi matin dans le quartier populaire de Port Talbot , certains prenant la pose pour une photo.

La petite ville industrielle a été même été contrainte de prendre des mesures de sécurité. Les autorités locales ont décidé de protéger le graffiti en érigeant des barrières autour des murs. Elle ont également engagé deux agents de circulation pour gérer le grand nombre de voitures se garant sur le bas-côté de la rue.

Protéger le dessin des vandales

Quant au propriétaire du mur du garage sur lequel l’œuvre a été apposée, Ian Lewis, 55 ans, il ne dort pas bien : « C’était amusant au départ mais maintenant c’est devenu stressant. Je n’ai jamais vécu quelque chose de semblable (…). Mon téléphone n’arrête pas de sonner, il y a un millier de messages sur ma ligne fixe. Je suis allé dix minutes à la pharmacie et tout le monde m’a parlé. »

Ce travailleur de Tata Steel a affirmé payer une entreprise de sécurité de sa poche pour protéger le dessin des vandales et a accepté l’offre d’un fan de le recouvrir de plexiglas en attendant de décider de son sort.