Le chanteur Bilal Hassani.
Le chanteur Bilal Hassani. — odo.jpg

INTERVIEW

«Destination Eurovision»: «Ma chanson parle d'acceptation de soi», confie Bilal Hassani

Bilal Hassani, l’un des dix-huit candidats de la deuxième saison de « Destination Eurovision » sur France 2 explique à « 20 Minutes » ce que représente pour lui ce concours…

  • Bilal Hassani, 19 ans, est un ex-candidat de « The Voice Kids ». Sa chaîne YouTube est très populaire.
  • Il participe à « Destination Eurovision » sur France 2 avec sa chanson « Roi ».
  • S’il gagne, il représentera la France à l’Eurovision en mai en Israël.

Plus de 600.000 abonnés sur YouTube, 250.000 sur Instagram et 84.600 sur Twitter… Bilal Hassani est une figure et une voix bien connue des réseaux sociaux. Son visage, et surtout sa voix, seront bientôt encore plus familiers du grand public puisqu’il participera ce samedi 12 janvier à la première demi-finale de  Destination Eurovision sur France 2. S’il remporte l’émission, face à dix-sept autres candidats, il défendra les chances françaises à l’Eurovision en mai à Tel Aviv (Israël).

Comment vous présenteriez-vous, et votre univers musical, à quelqu’un qui ne vous connaîtrait pas du tout ?

J’ai 19 ans, je chante depuis que je suis tout petit, j’ai commencé avant même de parler. J’ai toujours été passionné par la musique et la danse. Depuis deux ans, je partage des petits bouts de ma vie en musique et en parlant sur Internet. Mon univers musical est assez éclectique, j’ai grandi avec des très grands chanteurs, que me faisaient écouter mes parents, comme Michael Jackson, Freddie Mercury, David Bowie, Prince… Ensuite, je me suis forgé mes propres goûts avec le R’n’B des années 1990 qui m’a obsédé toute mon enfance. Parmi les artistes contemporains, ce que j’écoute va de Aya Nakamura à Shawn Mendes en passant par Ariana Grande. Et dans ma musique, tout cela ressort naturellement.

Et en ce qui concerne votre look ?

J’ai suivi les traces des icônes de mon enfance comme David Bowie, Freddie Mercury, Prince. J’adorais aussi Beyoncé. J’étais très fan des princesses Disney, surtout de Pocahontas. Ses cheveux hyper-longs me fascinaient, j’avais grave envie d’avoir les mêmes. Alors je me mettais des chiffons sur la tête… Maintenant, j’ai les cheveux longs la plupart du temps grâce à une perruque. J’essaie d’être le plus solaire possible, de toujours être très positif.

A « Destination Eurovision », vous allez vous retrouver en compétition face à Emmanuel Moire et Chimène Badi. Ça vous challenge ? Ça vous stresse ?

Je suis surtout hyper honoré de pouvoir partager la scène avec des artistes confirmés comme eux. Je les respecte énormément. Chimène Badi, je l’ai vue à Mogador dans le musical Cats, j’étais comme un enfant dans le public. J’ai beaucoup suivi le parcours d’Emmanuel Moire, qui est un grand artiste. Je l’ai vu quand j’avais 7 ans à la dernière du Roi Soleil à Bercy. Je suis surtout assez impressionné, j’y vais vraiment avec un regard admiratif envers eux. Et les autres artistes qui concourent sont très bons, j’ai écouté un peu ce qu’ils faisaient.

Votre chanson s’appelle « Roi ». Comment a-t-elle vu le jour ?

J’ai rencontré Emilie Satt et Jean-Karl Lucas [alias le duo Madame Monsieur] sur le tournage de Together, Tous Avec Moi [une émission enregistrée en septembre et diffusée prochainement sur M6]. Le feeling est passé. J’ai ensuite fait la connaissance de leur équipe, le label Low Wood - avec lequel j’ai signé. Roi est née d’un air que Jean-Karl a joué au piano. Ça m’a inspiré une mélodie, puis un message, sur l’acceptation de soi. Emilie m’a épaulée pour les paroles. On a fait ce morceau très vite, en six ou sept heures. On était inspirés. Mais l’intention de départ n’était pas d’écrire un titre pour Destination Eurovision. Mon producteur ne me l’a proposé que plus tard.

Qu’évoque l’Eurovision pour vous ?

J’ai toujours été très fan. Je regarde le concours tous les ans depuis que j’ai 9 ans, je vote et tout…

Vous avez participé à « The Voice Kids » en 2015, où vous avez chanté « Rise Like A Phoenix » de Conchita Wurst qui a remporté l’Eurovision 2014…

C’est une figure iconique. J’avais 13 ou 14 ans quand je l’ai vue à la télé, j’étais subjugué par cette beauté. la chanson était si belle que j’ai commencé à la chanter à mes cours de chant. Quand je suis allé au casting de The Voice Kids, c’était pour moi logique de l’interpréter.

L’annonce de votre participation à « Destination Eurovision » n’est pas passée inaperçu sur les réseaux sociaux. Vous vous attendiez à autant d’enthousiasme ?

Absolument pas. Je pensais que mes abonnés allaient être contents car ils me parlent de Destination Eurovision depuis pas mal de temps. Ils ont fait une sorte de campagne pour que je sois dans les dix-huit. Mais je ne savais pas qu’il y aurait une réaction si positive derrière cette annonce.

Les « haters » se sont aussi manifestés. Vous avez été victime de harcèlement en ligne il y a plusieurs semaines, vous redoutez que ces internautes malveillants vous gâchent l’aventure « Destination Eurovision » ?

Depuis que j’ai commencé à partager des instants de ma vie sur Internet, il y a toujours des personnes qui n’aiment pas ce que je fais et qui peuvent dire des choses très, très, très méchantes. La plupart du temps mon entourage prend soin de moi et veille à ce que je ne prête pas trop attention à ce genre de choses. J’ai des applications qui filtrent la plupart de ces commentaires, donc je ne vois presque rien. Cela ne pourra pas entacher cette expérience folle que je m’apprête à vivre, je ne vais pas m’attarder sur les trolls d’Internet.