Stéphane Bern en colère après le rétablissement de la taxation du Loto du patrimoine

PATRIMOINE L’animateur chargé d’une mission sur le patrimoine s’est exprimé sur Twitter et a fait savoir qu’il se battrait « contre tous ces technocrates »…

20 Minutes avec AFP

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Stéphane Bern, le 31 mai 2018, présente le "loto du patrimoine" à l'Elysée.
Stéphane Bern, le 31 mai 2018, présente le "loto du patrimoine" à l'Elysée. — Ludovic Marin / AFP

« L’Assemblée nationale fait tout pour torpiller le Loto du patrimoine à la demande du rapporteur Joël Giraud et le soutien des députés LREM ! » Stéphane Bern n’est pas content suite à la décision de rétablir la taxation sur son Loto du patrimoine, et l’a fait savoir sur Twitter. « Je me battrai pour sauver notre patrimoine en danger contre tous ces technocrates », a-t-il ajouté, interpellant au passage le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de la Culture Franck Riester.

Dans la nuit de lundi à mardi, l’Assemblée nationale a rétabli, sur le Loto du patrimoine, la taxation que l’Etat prélève habituellement sur les jeux de loteries, au grand dam de certains élus d’opposition. L’amendement de la commission des finances, qui a reçu un avis favorable du gouvernement, a supprimé en nouvelle lecture un article du Sénat qui exonérait les jeux en faveur du patrimoine de la CSG, de la TVA et autres taxes. Cette exonération totale est « une première pour un jeu de hasard qui me semble assez gênante », a jugé le rapporteur général du Budget Joël Giraud (LREM).

Un début de polémique

Pilotée par l’animateur Stéphane Bern, l'opération « Loto du patrimoine » vise à financer la rénovation de monuments en France à travers un jeu de grattage et un loto. L’annonce que l’Etat prélèverait 14 millions de taxes sur les 200 millions de recettes escomptées avait provoqué un début de polémique. Pour l’éteindre, le gouvernement avait décidé de débloquer 21 millions supplémentaires en faveur du patrimoine.

L’article introduit par le Sénat « permettrait d’aider de façon plus conséquente le patrimoine français », a estimé Emmanuelle Ménard (app. RN). Je crains que nos châteaux, abbayes et autres trésors français n’aient plus qu’à attendre des jours meilleurs. » Gilles Lurton (LR) a, lui, estimé que la suppression de cet article revenait à « tromper les Français ».