Le producteur de Johnny Hallyday évoque le «très gros contrat» du rockeur

TRANSFERT Thierry Chassagne, le patron de Warner Music France, avait débauché Johnny Hallyday d'Universal. Il compare ce transfert à celui de Neymar au PSG...

A.D.

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L’agent Sebastien Farran, le directeur artistique Bertrand Lamblot , la directrice du Label Warner Rose-Hélène Chassagne, le compositeur Yodelice et Thierry Chassagne, président de Warner Music France lors de la conférence de presse à l’occasion de la sortie de Mon pays, c’est l’amour.
L’agent Sebastien Farran, le directeur artistique Bertrand Lamblot , la directrice du Label Warner Rose-Hélène Chassagne, le compositeur Yodelice et Thierry Chassagne, président de Warner Music France lors de la conférence de presse à l’occasion de la sortie de Mon pays, c’est l’amour. — CHAMUSSY/SIPA

Thierry Chassagne, le patron de Warner Music France, s’est confié pour la première fois depuis la mort du chanteur sur la personne et l’artiste qu’était Johnny Hallyday. Il a notamment évoqué le contrat qui liait Warner Music France au Taulier.

Thierry Chassagne a réussi faire entrer Johnny Hallyday dans le giron de Warner, après que ce dernier a passé 45 ans chez Universal. Après « dix mois de négociation » et une « armée d’avocats » qui a « déjà tout relu à la virgule près », Johnny « s’apprête à parapher » le 20 décembre 2005, mais « exige de tout relire ». Le contrat est finalement signé et la nouvelle du transfert de Johnny Hallyday est officialisée le 8 janvier 2006.

Si Thierry Chassagne ne souhaite pas dévoiler les chiffres car, « contrairement au foot, les contrats restent confidentiels dans la musique », il souligne qu’il s’agissait d'« un très gros contrat ». « Un peu comme Neymar quand il arrive au PSG », indique-t-il. Pour mémoire, le transfert du joueur s’était négocié à 222 millions d’euros.

« Warner a gagné de l’argent et Johnny aussi »

Cet investissement était-il rentable ? « Si l’on prend l’ensemble de l’exploitation sur douze années, Warner a gagné de l’argent et Johnny aussi », malgré l’échec de l’album avec Matthieu Chedid Jamais seul en 2011, une « idée de Laeticia », qui s’est « vendu à 180.000, contre 500.000 en moyenne pour les précédents ».

En termes commerciaux, Mon pays, c’est l’amour, l’album posthume de Johnny Hallyday est un énorme succès avec 1,2 million d’exemplaires vendus, dont 97 % de ventes physiques. « On a beaucoup parlé de l’image écornée de Johnny à cause des questions d’héritage. Cette adhésion fantastique du public prouve le contraire », estime le producteur, qui estime que « ces histoires d’héritage » ne le « concernent pas ».