VIDEO. Un an sans Johnny Hallyday : Léo est devenu fan du Taulier après sa mort

MUSIQUE Il a fallu que Johnny Hallyday disparaisse pour que le jeune homme découvre sa musique…

Charlotte Murat

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Johnny Hallyday en concert à l'Olympia le 17 juin 2000
Johnny Hallyday en concert à l'Olympia le 17 juin 2000 — CHESNOT/SIPA
  • Léo avait 17 ans depuis la veille quand il a appris la mort de Johnny.
  • Pas particulièrement fan, il a découvert l'artiste lors de l'hommage national.
  • Depuis, il se dit fan inconditionnel.

6 décembre 2017, 6h30. Léo se réveille. Comme tous les matins, son premier réflexe est d’allumer son téléphone. Ce matin-là, la France apprenait la mort de Johnny Hallyday. « Je n’étais pas particulièrement fan de Johnny, mais bizarrement ça m’a atteint», raconte-il. 

 

Alors élève en terminale à Calais, Léo a eu 17 ans la veille [le jour de la mort de Johnny]. Son truc à lui, c’est plus le metal, le hard rock. « J’écoutais et j’écoute encore beaucoup de AC/DC, de Nirvana. Je connaissais un peu les chansons de Johnny, comme tout le monde. Gabrielle, Oh Marie. Mais pour moi, c’était de la variété française, pas tellement mon style. Dans ma famille, il n’y avait que ma grand-mère qui était fan, depuis ses 18 ans. Du coup c’est à elle que j’ai pensé en premier. »

«J'ai découvert l'artiste»

L’hommage national à l’idole des jeunes rassemble 15 millions de téléspectateurs. Léo est de ceux-là. « Même si je n’étais pas fan, j’avais la gorge serrée. J’ai pris conscience à quel point il avait bercé toutes les générations, à quel point il était proche de ses fans. J’ai aussi découvert l’artiste avec toute sa famille de musiciens qui étaient présents. Je me souviens en particulier de la reprise de Toute la musique que j’aime à la guitare par Yodelice (aka Maxime Nucci), Matthieu Chedid, Yarol Poupaud et  Robin Le Mesurier. »

 

Curieux, Léo se met alors à écouter les chansons de Johnny. Pas d’une oreille distraite quand ses tubes sont diffusés à la radio ou à la télévision. Mais par une démarche volontaire, attentive. Et là, la révélation. « Je suis tombé fan et je ne peux plus en sortir ». Tomber fan, comme on tombe amoureux. Ce n’est plus de la variet', c’est du rock, c’est du blues, ce sont des mélodies qui nous habitent, et c’est surtout une voix.

Les vinyles de la grand-mère

« J’ai commencé à piquer les vinyles de ma grand-mère : Salut les copains, Rock’n’Roll Attitude, Derrière l’amour. J’ai acheté des albums, je passe sa musique à fond dans la maison. Ça saoule un peu mon père », s’amuse Léo, qui a également converti ses amis à la musique du Taulier. « Pas très longtemps après l’hommage, on a eu une soirée. J’ai fait écouter des chansons de Johnny Hallyday à mes potes et maintenant, comme moi, ils aiment bien. »

« Il ne se passe pas un jour sans que j’écoute Johnny », affirme Léo. Souvenirs, souvenirs, Le Pénitencier, Noir c’est noir, Retiens la nuit, Pour moi la vie va commencer, Que je t’aime, Toute la musique que j’aime, Ma Gueule, Quelque chose de Tennessee font désormais partie de son quotidien. Son album préféré ? De L’amour, le dernier album studio sorti du vivant de Johnny, en 2015. « Des artistes comme lui, il n’y en avait pas avant et il n’y en aura jamais plus », affirme le désormais fan inconditionnel.