VIDEO. Test «Just Cause 4»: Nous aussi on a tout fait péter, mais pour rire

JEUX VIDEO Tout casser semble être dans l’air temps. Avec « Just Cause 4 », « 20 Minutes » a poussé l’exercice à l’extrême, pour rire, et la formule fonctionne bien.

Jean-François Morisse
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Rico Rodriguez, un héros que rien n'arrête.
Rico Rodriguez, un héros que rien n'arrête. — Square Enix
  • «Just Cause 4» offre une expérience de jeu en monde ouvert pour le moins explosive.
  • Avec ce titre, il s'agit avant tout d'être créatif en termes de destruction...
  • Il s'agit d'un jeu d'action amusant avant tout et qui ne se prend jamais au sérieux.

Glissez-vous dans la peau de Rico Rodriguez, vous ressentirez comme un boost de testostérone. Un peu comme si des poils vous poussaient d’un seul coup sur la poitrine ce qui, je ne vous le cache pas, vous fera tout drôle si vous êtes une joueuse adepte de ce Just Cause 4 (PS4, Xbox One et PC) qui transcende jusqu’à l’extrême (de l’absurde et de l’humour) les codes des jeux et des films d’action.

La série initiée en 2006 sous la houlette des Suédois d’Avalanche studios propose un nouvel épisode de ce jeu d’action tout bonnement explosif. L’ADN de Just Cause, c’est un peu de tout faire péter comme le disait Rambo en son temps. Pourtant, pour ce nouvel opus, les créateurs du jeu ont tenu à approfondir l’histoire de Rico. On y parle de son père, d’expériences… et même de météo ! Bref, on ne sait plus trop de quoi, on l’avoue car très vite, tout part en cacahuète et ça explose dans tous les sens.

Un classique dans Just Cause 4 : tout explose alors que des hordes d'ennemis arrivent.
Un classique dans Just Cause 4 : tout explose alors que des hordes d'ennemis arrivent. - Square Enix

« Un plan, c’est une liste de choses qui tournent mal », explique Rico. Pas faux. Car dans ce vaste monde ouvert, on peut aller n’importe où et détruire à peu près ce qu’on veut (en dehors des buildings… une idée pour Just Cause 5 ?). Comme si Rico était le héros du film d’action poussé à son paroxysme : le gaillard tire sur tout ce qui bouge, saute en parachute, plane en wingsuit avant d’atterrir, de dégainer un bazooka et de mettre de l’ambiance. « Je vais pouvoir foutre le bordel », lâche-t-il alors. Telle est la philosophie de Rico.

Un monde ouvert vaste dans lequel on se déplace au sol, dans les airs ou sur l'eau.
Un monde ouvert vaste dans lequel on se déplace au sol, dans les airs ou sur l'eau. - Square Enix

A l’image des « action movies » axés sur Willis ou Schwarzenegger, Just Cause 4 ponctue ses nombreuses séquences cinématiques de dialogues savoureux. Comme cette réalisatrice ciné qui lâche un « cet endroit est encore plus hermétique qu’un cul de palourde à marée basse ». Tout un poème qui apporte un vent de modernité à la saga. « A partir de Just Cause 3, le ton de la franchise a commencé à évoluer vers une vision plus contemporaine de l’Action Hero, explique Francesco Antolini, Game Director chez Avalanche Studios. On a progressivement abandonné les éléments parodiques pour mettre en scène un personnage qui possède une vraie personnalité au-delà de son talent pour le chaos et la destruction ».

Grâce à son grappin Rico peut accrocher des ballons volants mais aussi des fusées... Surprises garanties.
Grâce à son grappin Rico peut accrocher des ballons volants mais aussi des fusées... Surprises garanties. - Square Enix

Moins loufoque qu’autrefois, Just Cause 4 n’en reste pas moins assez délirant pour un jeu 100 % action. Rico peut non seulement se déplacer en se propulsant sur de grandes distances grâce à son grappin, mais utiliser celui-ci pour attacher des ballons gonflés à l’hélium, ou des mini-fusées, ou bien encore transformer ses liens en treuils. L’idée derrière ces nouveautés ? Permettre encore plus de destructions sur le mode du grand n’importe quoi. Et dans le genre WTF, ça le fait plutôt bien.

Effets pyrotechniques et métal hurlant

Si les missions ont ici une petite tendance à être répétitives, la façon de les accomplir varie radicalement en fonction du matériel choisi. Empruntez un véhicule blindé à l’ennemi, attaquez à bord d’un avion de chasse ou à pied armé d’un lance-grenades… il n’y a pas une façon d’agir, mais des centaines. Le tout toujours avec une grande finesse et surtout beaucoup de bruits, de métal hurlant et d’effets pyrotechniques. C’est la magie Just Cause, d’autant que, monde systémique oblige, rien ne se passe jamais exactement comme on l’avait prévu.

On scène qui fait songer à l'actualité mais qui ici prête à rire.
On scène qui fait songer à l'actualité mais qui ici prête à rire. - Square Enix

Après des dizaines de véhicules ou de bâtiments pulvérisés, d’adversaires éliminés de façon aussi grotesques que variées, Just Cause 4 apparaît pour ce qu’il est : un vaste bac à sable façon défouloir dans lequel le joueur peut exprimer toute sa créativité, voire sa perversité. Effectivement, je me suis bien éclaté à tout défoncer. En me disant que j’étais dans la « tendance », mais sans heurter qui que ce soit. Juste pour rire. Et quelle rigolade !

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