VIDEO. Un an sans Johnny Hallyday : «Jean-Philippe Smet est mort, pas le boss»

DEUIL Grand fan du chanteur, Christophe a toujours du mal à réaliser que son idole n'est plus là...

Jérôme Gicquel

— 

Il y a quelques jours, Christophe s'est offert un tatouage de Johnny pour son anniversaire.
Il y a quelques jours, Christophe s'est offert un tatouage de Johnny pour son anniversaire. — J. Gicquel / 20 Minutes
  • Il y a un an, la France perdait son idole. « 20 Minutes » explore la manière dont le pays fait son deuil de Johnny Hallyday dans une série d’articles.
  • Fan ultime du chanteur, Christophe lui a rendu hommage sur les Champs-Elysées ainsi que sur sa tombe à Saint-Barthélemy.

Impossible de le rater. Chez Christophe, qui habite Orgères au sud de Rennes, Johnny Hallyday est partout. A l’arrière de sa voiture, dans sa cuisine, dans son salon et depuis quelques jours sur son bras gauche. « J’ai pris mon temps mais je me suis enfin décidé à faire un tatouage la semaine dernière pour mon anniversaire », indique-t-il, exhibant fièrement le portrait de son idole.

Un an après la mort du chanteur, Christophe a toujours du mal à réaliser que Johnny n’est plus. « C’est Jean-Philippe Smet qui est mort, pas le boss. Pour moi, Johnny restera toujours vivant », assure le fan, qui anime sur ses heures de repos la page Fan de Johnny Hallyday Bretagne, qui compte plus de 5.000 abonnés sur Facebook.

« Johnny, c’était un peu comme un deuxième père »

Le 6 décembre 2017, Christophe, technicien à l’usine PSA de la Janais, se préparait comme tous les jours pour sa journée de travail. En écoutant la radio, il a alors appris que son idole s’en était allée pendant la nuit. « On savait tous qu’il était malade mais je redoutais cette journée. Le soir à la maison, j’ai mis du Johnny à fond et j'ai noyé mon immense chagrin dans l'alcool. J’ai pleuré toute la nuit et je ne suis pas allé travaillé le lendemain, c’était impossible », raconte-t-il.

Trois jours plus tard, accompagné de sa fille, Christophe se trouvait sur les Champs-Elysées pour l’hommage national rendu au chanteur. « Je n’avais pas d’autre choix que d’y être. Car Johnny, c’était un peu comme un deuxième père. Il m’a beaucoup aidé dans les moments difficiles de ma vie », assure le quinquagénaire, bercé tout au long de sa vie par les chansons de l’idole des jeunes. « Ma mère était yéyé. J’ai écouté du Johnny toute mon enfance et j’ai attrapé le virus, que j’ai depuis transmis à mes enfants. Même ma petite-fille qui a 2 ans sait reconnaître Johnny », indique-t-il, les yeux emplis de fierté.

Des roses déposées sur la tombe à Saint-Barth'

Comme tout fan qui se respecte, Christophe s’est également déplacé un paquet de fois pour voir son idole en concert. « Je dois en être à une vingtaine. Pour le concert de 2013 à Bercy, on a même passé deux nuits sous la tente devant la salle avec ma femme ».

En mars, il a également profité d’un séjour en Guadeloupe avec des amis pour faire un crochet à Saint-Barthélémy où est enterré Johnny. « Je suis allé lui rendre un dernier hommage en déposant des roses sur sa tombe. Je l’ai aussi fait pour tous ceux qui n’ont pas pu se déplacer », raconte Christophe, qui a immortalisé la scène dans une vidéo vue plus de 286.000 fois.

Dimanche en revanche, il restera tranquillement chez lui pour assister à la messe hommage célébrée à l’église de la Madeleine à Paris : « Cela risque d’être la grosse galère. Et puis je ne suis pas très religion ».