Agression sexuelle sur mineur: Condamné à quatre mois de prison avec sursis, Ibrahim Maalouf va faire appel

JUSTICE Sur Europe 1, ce vendredi, Ibrahim Maalouf a jugé cette « situation scandaleuse »...

20 Minutes avec AFP

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Ibrahim Maalouf
Ibrahim Maalouf — Denis Rouvre

« Cette situation est scandaleuse. Comptez sur moi pour me battre jusqu’au bout, car il n’y a rien de plus important que la vérité. » Ibrahim Maalouf a annoncé sur Europe 1 qu’il allait faire appel de la décision prise, ce vendredi, par le tribunal correctionnel de Créteil. Le trompettiste franco-libanais a été condamné, le matin même, à quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir, en 2013, agressé sexuellement une collégienne de 14 ans.

L’artiste aurait également fait part de sa colère sur Twitter, en postant deux tweets quelques heures seulement après l’énoncé du verdict. Les posts ont depuis été supprimés, mais France info assure que le trompettiste s’est étonné de ces « quatre mois avec sursis pour un smack qu’une fan ado, folle amoureuse de moi me fait malgré la distance que j’ai imposée ! ».

« Je dois faire arrêter d’être sympa avec mes fans ?, se serait encore demandé Ibrahim Maalouf. Le postulat du tribunal est qu’elle ne peut pas être en train de mentir. Nous avons apporté les preuves qu’elle mentait et changeait de version dès que ça l’arrangeait. Bizarre ou pas ? »

En 2013, la jeune fille était en stage d’une semaine dans le studio d’Ivry-sur-Seine d’Ibrahim Maalouf. Selon sa version, le musicien l’aurait embrassée une première fois un soir à la sortie d’un cinéma. Deux jours plus tard, l'artiste alors âgé de 33 ans l’aurait à nouveau embrassée.

« Mais pourquoi on m’imputerait la responsabilité de ça ? »

Les parents ont fait un signalement un an après les faits auprès du parquet de Montpellier, où ils résidaient avec leur fille, et une enquête a été ouverte, débouchant sur le placement en garde à vue en janvier 2017 d’Ibrahim Maalouf. L’enquête préliminaire a été ouverte pour « atteinte sexuelle », qui implique le consentement de la mineure. « Au terme des investigations » cependant, le parquet a estimé « qu’il n’y avait pas eu de consentement de la victime et décidé de renvoyer » Ibrahim Maalouf devant le tribunal pour « agression sexuelle ».

« Je comprends que cette personne ait des souffrances, n’aille pas bien, mais pourquoi on m’imputerait la responsabilité de ça ?, a expliqué le trompettiste à Europe 1. Il va falloir encore que je me batte pendant un an ou plus. Il est hors de question qu’on reste là-dessus, on va faire appel. »