VIDEO. Agression sexuelle sur mineur: Quatre mois de prison avec sursis pour Ibrahim Maalouf

JUSTICE Le tribunal correctionnel de Créteil a également condamné l’artiste à une amende de 20.000 euros…

20 Minutes avec AFP

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Le trompettiste Ibrahim Maalouf.
Le trompettiste Ibrahim Maalouf. — Lionel Urman/SIPA

Le tribunal correctionnel de Créteil a condamné ce vendredi le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf à quatre mois d’emprisonnement avec sursis pour une agression sexuelle sur une collégienne de 14 ans.

Le tribunal a également condamné l’artiste à une amende de 20.000 euros. Lors de l’audience début novembre, le procureur avait requis six mois d’emprisonnement avec sursis. L’artiste, qui était présent à l’énoncé du jugement, a toujours nié toute agression sexuelle, plaidant le « dépit amoureux » d’une jeune fille qui n’aurait pas supporté d’être éconduite.

La jeune fille, à l’époque âgée de 14 ans et scolarisée en troisième, était en stage d’une semaine dans le studio d’Ivry-sur-Seine d’Ibrahim Maalouf, alors âgé de 33 ans. Le musicien, qui a toujours reconnu un « acte unique » qu’il avait « immédiatement regretté » selon le parquet, l’a embrassée à l’issue de ce stage.

Scarifications et crises de boulimie

Les parents ont fait un signalement un an après les faits auprès du parquet de Montpellier, où ils résidaient avec leur fille, et une enquête a été ouverte, débouchant sur le placement en garde à vue en janvier 2017 d’Ibrahim Maalouf, aujourd’hui 37 ans.

La jeune fille « avait commencé à se scarifier, à faire des crises de boulimie. Elle a vu un médecin et a révélé qu’il y avait eu des caresses sexuelles », affirme l’avocat de la famille, Jean-Baptiste Moquet, expliquant que la jeune fille, « amoureuse » du musicien et « fascinée » par lui, avait voulu le protéger.

« De fausses informations extrêmement préjudiciables »

L’enquête préliminaire avait été ouverte pour « atteinte sexuelle », qui implique le consentement de la mineure. « Au terme des investigations » cependant, le parquet a estimé « qu’il n’y avait pas eu de consentement de la victime, et décidé de renvoyer » Ibrahim Maalouf devant le tribunal pour « agression sexuelle », a-t-il expliqué à la veille du procès.