Nice: L'artiste-muraliste Perrine Honoré met «de la vie sur les murs» de Barcelone

SUR LES MURS Elle réalise des fresques sociales et participatives dans certains quartiers de la ville espagnole... 

Mathilde Frénois

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A 25 ans, Perrine Honoré réalise des fresques sociales et solidaires.
A 25 ans, Perrine Honoré réalise des fresques sociales et solidaires. — P. Honoré
  • Les graphismes de Perrine Honoré intègrent les cours d’école, les jardins, les murs ternes de Barcelone.
  • L’artiste azuréenne fait aussi participer les habitants d’un quartier ou les élèves d’une école à ses réalisations lors de fresques participatives.
  • « Je suis tout terrain et un peu caméléon », explique-t-elle.

Perrine Honoré met sa patte sur les murs de Barcelone. Elle imprègne son style des cours de récréation aux jardins, des quartiers aux bars. C’est avec ses pinceaux que cette artiste niçoise s’attaque aux « murs tristes à mourir » de la ville espagnole. Depuis plusieurs mois, la vingtenaire immisce ses graphismes dans plusieurs quartiers de la ville.

Après des études en Suède et à Paris, l’Azuréenne pose ses valises à Barcelone. « J’y suis allée pour un master en design et communication, se souvient-elle. Finalement, je suis restée car j’aime bien l’atmosphère. C’est un peu comme à Nice : il y a la mer et la montagne juste derrière. »

« Je suis un peu caméléon »

Très vite, les projets personnels s’enchaînent : création d’une collection de bijoux, design d’étiquettes de vin pour un château en Provence, illustration d’un conte pour enfants… « Et je me suis dit, un jour je ferai une fresque, raconte-t-elle. C’était comme un challenge. » Un défi accepté par la gérante d’une galerie qui lui confie la paroi à l’arrière de son bar. L’aventure est lancée.

Depuis, Perrine Honoré enchaîne les projets dans les rues de Barcelone. « J’essaie d’apporter de la vie sur les murs. Ma patte, ce sont des couleurs très vives, des formes simples, un style assez spontané et léger, explique la Niçoise. Je peins avec de l’acrylique. Je limite les aérosols pour une question écologique et pour le geste. »

Perrine Honoré s’adapte. « Je suis tout terrain et un peu caméléon, dit-elle. Quand je réalise des fresques sociales et participatives, je peins en fonction du public. » La Niçoise fait participer les élèves quand elle décore la cour d’une école, les femmes d’un quartier quand elle colore un mur inutilisé d’un parc. Toujours « tout en couleurs ».