Montpellier: Dans la série «Fabre and the city», le musée Fabre fait parler les œuvres

CULTURE Le lieu culturel montpelliérain lance cette semaine un feuilleton pour pénétrer dans les coulisses des œuvres…

Nicolas Bonzom

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Extrait de la série Fabre and the city.
Extrait de la série Fabre and the city. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Fabre and the city est une série qui fait parler les personnages des œuvres.
  • Disponible dès vendredi, elle a été réalisée par l’illustrateur Cépé.
  • Dans chaque épisode, les œuvres se souviennent de leurs péripéties.

A l’ère de Netflix, le musée Fabre s’offre une série. Dès vendredi, l’amiral culturel montpelliérain diffusera sur Internet le feuilleton Fabre and the city, une série graphique en sept épisodes où les personnages tirés des œuvres du musée prennent vie.

La première saison (car il y en aura une deuxième) transporte les spectateurs dans la préhistoire du musée, à la fin du XVIIIe siècle, alors qu’une Société des Beaux-Arts fait ses premiers pas à Montpellier. Accessible gratuitement sur l’application et la plate-forme dédiées, la série propose de se promener à son rythme dans l’intrigue, en balayant son doigt sur l’écran pour faire avancer les péripéties rencontrées par les protagonistes.

« Les œuvres se souviennent de ce qu’elles ont traversé »

Cépé, l’illustrateur montpelliérain qui a été sélectionné pour dessiner ce projet, a notamment donné vie à des bustes de Voltaire et de Rousseau, à l’Ecorché, imaginé par Jean-Antoine Houdon en 1778, au Vieillard, peint par François-Xavier Fabre en 1784 ou encore la Fillette, inspirée par une œuvre de 1725 de Jean-Baptiste Greuze.

Extrait de la série Fabre and the city.
Extrait de la série Fabre and the city. - N. Bonzom / Maxele Presse

« Dans chaque épisode, les œuvres se souviennent de ce qu’elles ont traversé, dans une sorte de flash-back, indique Anne Le Cabec, en charge des projets multimédia au musée Fabre. Pour l’Ecorché, par exemple, qui servait de modèle aux étudiants en médecine et en dessin, il raconte ses déboires, quand il était transporté de lieu en lieu. Notamment quand des étudiants malveillants lui ont peint les ongles en vert, par exemple ! » Des malheurs inspirés d’histoires vraies non dénués d’humour.

« L’idée, c’était que cela puisse être accessible par tout le monde, même par les enfants, indique le dessinateur Cépé, qui a eu carte blanche pour imaginer le style graphique du feuilleton. Il fallait donc que ce soit drôle, aussi. Les œuvres se moquent, il y a un décalage avec l’art, c’est ce que je voulais. » En parallèle avec la série, l’application dédiée proposera également une balade géolocalisée dans les rues de Montpellier, à la rencontre de lieux qui ont compté pour les héros de Fabre and the city.