La chanteuse Aya Nakamura.
La chanteuse Aya Nakamura. — Fifou

EN CATCHANA

VIDEO. Qui est Aya Nakamura, la nouvelle reine du game?

Depuis la sortie de son album « Nakamura » vendredi, son nom est sur toutes les lèvres…

  • « Nakamura », le second album d’Aya Nakamura, cartonne depuis sa sortie vendredi.
  • Ce lundi, 11 titres sur les 13 que compte ce nouvel album se classent parmi les 50 chansons les plus écoutées sur Spotify et sur les réseaux sociaux.
  • Si le grand public connaît surtout deux tubes, Aya Nakamura a un pied dans le game depuis quelques années déjà et se démarque aujourd’hui par son langage « sorti de sa tête » et des textes valorisent avant-tout les « copines ».

« Oh Djadja/Y’a pas moyen Djadja/J’suis pas ta catin Djadja, genre/En catchana baby tu dead ça. » Si ces paroles ne vous disent rien, vous êtes probablement coincé dans une faille spatio-temporelle (donc, prenez garde). Ce titre a résonné tout l’été dans l’Hexagone et bien au-delà, et son clip compte à ce jour plus de 216 millions de vues sur YouTube. Et Aya Nakamura, son interprète, ne compte pas s’arrêter là.

Vendredi, la chanteuse a sorti son second album, Nakamura, un concentré de tubes qui n’est pas passé inaperçu. Ce lundi, 11 titres sur 13 comptent parmi les 50 chansons les plus écoutées sur Spotify, et sur les réseaux sociaux, les nombreux fans d’Aya n’en finissent plus d’encenser l’album de celle que l’on surnomme déjà « la reine ». Toujours coincé dans votre bulle ? Alors il est temps de faire connaissance avec Aya Nakamura.

Un point commun avec Edith Piaf

Si le grand public connaît surtout deux tubes de la chanteuse, Djadja et Copines, Aya Nakamura a un pied dans le game depuis quelques années déjà. Née à Bamako en 1995, la jeune femme a grandi à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Après une brève formation pour travailler dans la mode, Aya se lance de la musique. Son nom de scène, Nakamura, s’inspire de « Hiro Nakamura », un personnage de la série Heroes capable de contrôler le temps. Après quelques succès en 2014-2015 (Brisé, ou encore Love d'un voyou avec Fababy), sa carrière grimpe d’un level deux ans plus tard avec Comportement, l’une des chansons de son premier album Journal intime, certifié disque d’or.

En 2018, la jeune femme sort Djadja, qui est, selon nous, LE tube de l’été (et de loin le meilleur). Un titre qui cartonne en France, mais aussi au-delà de nos frontières, notamment aux Pays-Bas où il prend la tête des ventes. Un exploit qui n’était pas arrivé à un artiste français depuis les années 1960 avec Edith Piaf et son Je ne regrette rien. Bah ouais.

Les nouveaux mots d’Aya

Dansante et entraînante (essayez de ne pas remuer la tête sur Pookie, notre gros crush de son nouvel album), la musique d’Aya Nakamura tourne autour de deux thématiques principales : les djos (les mecs), et les copines, Aya privilégiant largement la compagnie de ces dernières.

Et pour en parler, la chanteuse a un langage bien à elle, tout droit « sorti de sa tête », comme elle l’a révélé à Yann Barthès dans Quotidien, ce vendredi. Quelques exemples : « djadja » signifie « menteur », et « en catchana », « en levrette ». Ça a au moins le mérite d’étoffer la langue française, n’en déplaise à ses détracteurs. Sur Twitter justement, quelques twittos hermétiques lui reprochent ses « textes dénués de toute trace d’intellect », et son recours à l’autotune.

Une artiste féministe ?

Des textes qui ne sont pourtant pas si dénués de sens que cela, puisque certains louent au contraire l’approche féministe d’Aya Nakamura, qui « ne chouine pas après un amour comme 99 % des chanteuses ultra mainstream françaises ».

Si la jeune femme ne revendique pas de posture féministe particulière, elle reconnaît tout de même auprès de Yann Barthès « qu’elle ne se laisse pas faire et dit ce qu’elle pense ». Et certains voient en elle une véritable reine. Vive Aya !