Album posthume de Johnny Hallyday: Laeticia «essaie» de négocier avec David et Laura

BISBILLES L’album posthume du Taulier, commercialisé à minuit, s’est déjà vendu à 300.000 exemplaires…

L.Gam. avec AFP

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Laeticia Hallyday, le 16 octobre 2018, à Paris.
Laeticia Hallyday, le 16 octobre 2018, à Paris. — P LE FLOCH/SIPA

« C’est compliqué », a-t-elle lâché sibylline. En pleine promotion pour l’album posthume de son défunt mari au 20 Heures de TF1 ce vendredi, Laeticia Hallyday a lâché quelques mots sur le différend qui l’oppose à David et Laura, concernant le testament de Johnny. « On essaie. Il y a beaucoup de haine, de mépris, d’humiliation, des mensonges qui vous font mal. C’est difficile à entendre, c’est difficile de subir ça ».

« Mon pays c’est l’amour », l’album posthume de Johnny Hallyday  s’est vendu vendredi à 300.000 exemplaires physiques (CD et vinyles), un chiffre hors normes pour le marché français pour un premier jour de commercialisation, a annoncé à l’AFP la maison de disque Warner. « C’est un album qui a été réalisé dans la douleur, dans le combat contre cette maladie. C’était l’album de la résilience, du courage, de la détermination à vouloir dire quelque chose, vouloir parler de sa liberté de pensée, de sa fureur de vivre et puis d’amour », a-t-elle décrit. « Il s’est raccroché à cet album pour mener ce combat » contre le cancer, a-t-elle ajouté.

Un retour en France difficile

Interrogée sur les concessions qu’elle était prête à faire, Laeticia a répondu : « Beaucoup de choses, mais je pense que ce sont des choses intimes. Je n’ai pas trop envie d’en parler ce soir ». Pour elle, « c’est vraiment une histoire qui aurait pu rester en famille, dans la dignité et la pudeur ». « Ça a été tellement violent pour moi, pour Jade et pour Joy (les deux filles du couple, ndlr) de ne pas avoir eu un seul coup de fil, d’être assignées » en justice par David et Laura en février dernier, a-t-elle dit.

Revenant sur le testament de Johnny, elle a souligné que son mari « estimait qu’il avait protégé David et Laura de son vivant, qu’il avait fait des donations de son vivant, à travers des appartements, des maisons » et « qu’ils étaient armés pour se construire et pour vivre, alors que Jade et Joy sont toutes petites ». « C’est un choix d’amour, c’est un choix de vouloir protéger ses deux petites filles », a-t-elle poursuivi.

Laeticia a également confié que son retour en France pour la sortie de l’album, dans la maison de Marnes-la-Coquette, près de Paris, où Johnny est décédé, était « très compliqué ». « Je n’ai jamais cru qu’on allait perdre cette guerre, lui non plus », a-t-elle encore dit, émue. « Ce n’était pas son premier cancer, c’était son troisième cancer, et il les a surmontés avec tellement de courage, d’humilité et de pudeur ».