Une mise en demeure du CSA après une chronique d'Eric Zemmour sur RTL a été annulée

MEDIAS En juin 2017, RTL avait été mise en demeure pour un « éloge de la discrimination », le Conseil d'Etat a annulé cette décision lundi...

20 Minutes avec AFP

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Eric Zemmour, le 17 septembre 2018.
Eric Zemmour, le 17 septembre 2018. — IBO/SIPA

Le Conseil d’Etat a annulé ce lundi une mise en demeure infligée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) à RTL, au sujet de propos tenus par Eric Zemmour au cours de l’émission On n’est pas forcément d’accord, en février 2017. La radio avait été mise en demeure le 14 juin 2017 par le gendarme de l’audiovisuel pour un « éloge de la discrimination » par le polémiste.

« La non-discrimination est présentée abusivement comme un synonyme de l’égalité alors qu’elle est devenue au fil du temps une machine à désintégrer la nation, la famille, la société au nom des droits d’un individu roi », avait déclaré le chroniqueur dans l’émission d’Yves Calvi, en parlant de la nomination par Donald Trump d’un nouveau juge conservateur à la Cour suprême américaine. Le CSA avait jugé que RTL avait diffusé cette chronique sans aucune « contradiction ni mise en perspective », manquant aux obligations de la convention qu’elle a signée avec le régulateur.

Le groupe M6 se félicite de la décision

Le groupe M6, propriétaire de RTL, s’est félicité dans un communiqué de l’annulation de cette mise en demeure par le Conseil d’Etat, estimant qu’elle confirmait ainsi « l’importance et la portée du principe de liberté de communication des pensées et des opinions ». Le groupe a profité de l’occasion pour faire valoir « le droit de revenir vers le Conseil supérieur de l’audiovisuel et le Conseil d’Etat » concernant la mise en demeure du 12 septembre dernier visant l’émission Zemmour et Naulleau sur Paris Première.

Dans le cadre d’un débat sur la loi « asile et immigration » de janvier, Eric Zemmour s’était employé « en particulier » à « dénier » aux migrants de confession musulmane, selon le CSA « le bénéfice du droit d’asile au motif qu’ils seraient, du fait de leur religion et contrairement à d’autres, source "d’énormes problèmes" et qu’ils contribueraient au "grand remplacement" de la population française ».