Festival de la New Romance : En France aussi, les auteures s’approprient (bien) ce genre littéraire

RENCONTRE L'auteure française Morgane Moncomble sort son deuxième roman le 25 octobre et le dédicacera en avant-première au festival de la new romance ce week-end...

Claire Barrois
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Morgane Moncomble sur les marches du palais des festivals de Cannes, pour le festival de la new romance en 2017.
Morgane Moncomble sur les marches du palais des festivals de Cannes, pour le festival de la new romance en 2017. — Mathieu CARRERE, Photographe
  • Ce week-end, le festival de la New Romance se tient à Paris.
  • Il rassemble les auteures stars du style.
  • Parmi elles, Morgane Moncomble, une Française qui sort son deuxième roman.

Le genre est né outre-Atlantique, mais la Française se l’est bien approprié. A seulement 22 ans, Morgane Moncomble sort déjà son deuxième roman de New Romance. La jeune femme a commencé à écrire sur une plateforme, Wattpad, « la même qu’ Anna Todd » (aka, la papesse du genre), en 2015. Repérée, elle a été publiée, et a pu commencer à se rêver auteure à plein temps. Difficile pour celle qui habite encore chez sa mère à Enghien-les-Bains (Val-d’Oise) de s’imaginer faire autre chose. Même si, pour l’instant, elle ne gagne que « ce qui s’apparente à de l’argent de poche ».

L’étudiante en lettres modernes à la Sorbonne a vendu 13 000 exemplaires (versions papier et Web confondues) de son premier roman, Viens, on s’aime, réédité en poche le 25 octobre. Le même jour sort la suite de ce roman, Aime-moi, je te fuis, tirée à 12 000 exemplaires. De quoi se permettre une petite pause pour trouver l’inspiration ? Certainement pas. « En ce moment, je retravaille des textes de la plateforme sur laquelle j’écrivais », précise l’auteure.

« Une manière d’aider les gens »

« Je commence à écrire en anglais, parce que j’aimerais bien me faire publier là-bas », confie celle qui rêve de s’installer en Ecosse pour terminer son master. Mais Morgane Moncomble aimerait également ne pas devoir se cantonner à la New Romance. « Mon grand amour, c’est la fantasy, tranche Morgane Moncomble. Mais la romance permet d’évoquer des sujets plus personnels. Dans Aime-moi, je te fuis, je parle des relations toxiques, des troubles alimentaires, de l’homosexualité… C’est égoïste dans le sens où c’est une façon pour moi de répondre aux commentaires sur Twitter, de dire ce que j’aurais aimé dire dans la vraie vie, mais c’est aussi une manière d’aider ceux qui peuvent se reconnaître dans ces situations. »

Mais comment en est-elle venue à écrire de la romance ? « C’est un hasard. J’ai commencé à écrire de la fantasy à 12 ans. Mais, comme ça demande beaucoup de travail d’imagination, j’avais peur de me faire plagier. Donc, quand j’ai commencé à écrire sur une plateforme, j’ai préféré faire de la New Romance. C’était en 2015, je lisais Anna Todd, et j’aimais bien son style. » S’ensuit un début d’histoire d’amour avec ses lecteurs, majoritairement des lectrices d’ailleurs.

« Mes lectrices sont devenues mes copines »

« Je postais ce que je voulais quand je voulais, mes lectrices réagissaient en direct, si un plot twist (rebondissement) était trop prévisible, elles me le disaient directement dans les commentaires, et je le changeais, explique Morgane Moncomble. Ça m’a énormément servi, d’ailleurs, mes lectrices sont devenues mes copines, elles me relisent et me critiquent encore aujourd’hui. » Une relation qui pousse la jeune femme à continuer encore un peu dans cette voie.