Ed Sheeran, Sting et Bob Geldof estiment que le Brexit est une «prison culturelle»

GRANDE-BRETAGNE Ce dimanche, des dizaines d’artistes signent une lettre ouverte adressée à Theresa May dans laquelle ils s’alarment des conséquences du Brexit sur l’industrie musicale…

20 Minutes avec AFP

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Ed Sheeran en concert à Détroit le 9 septembre 2018.
Ed Sheeran en concert à Détroit le 9 septembre 2018. — Brandon Nagy/REX/Shutterstock/SIPA

« Le Brexit aura un impact sur tous les secteurs de l’industrie musicale. Qu’il s’agisse de tournées, de ventes, de législation sur le droit d’auteur ou de collecte de redevances. » Dans une lettre ouverte à la Première ministre britannique Theresa May publiée ce dimanche par The Observer, des dizaines de musiciens font par de leurs inquiétudes au sujet du Brexit. La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est perçue par ces artistes comme une « prison culturelle » qui menace « tous les secteurs de l’industrie musicale ».

Ce texte rédigé à l’initiative de Bob Geldof, a été signé par Ed Sheeran, Sting, Damon Albarn, Rogery Taylor (le batteur de Queen) ou encore Paul Simon.

« Nous devons reprendre notre avenir en main »

Après le référendum de 2016 sur le Brexit, « la chute de la livre sterling s’est traduite par une augmentation considérable des coûts d’équipement, de location de studio (…) sans oublier la baisse des revenus des ménages, qui signifie moins d’argent pour aller dans les clubs et acheter de la musique, des tee-shirts », avance la lettre ouverte.

« Nous avons décidé de nous enfermer dans une prison culturelle. C’est complètement dingue. Nous devons reprendre notre avenir en main, réformer et restructurer l’UE. Quand l’Europe est dans le pétrin, les Britanniques s’accrochent. Ils ne se retirent pas, ils redoublent d’efforts », continue le texte.

Alors que le Brexit devrait se concrétiser le 29 mars, Bob Geldof appelle à l’organisation d’un nouveau référendum sur la sortie de l’UE, seule manière à ses yeux d’empêcher que le Brexit « ne bousille notre avenir ». Cette option, qui convainc de plus en plus de Britanniques, a été fermement rejetée par le gouvernement conservateur de Theresa May.