Nantes: Le musée du Château casse sa tirelire pour acquérir de nouveaux objets LU

PATRIMOINE Une grande vente aux enchères a eu lieu mercredi soir à Paris...

J.U. avec AFP

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 «Les enfants à la vitrine»
«Les enfants à la vitrine» — L. Venance / AFP

Le musée d'Histoire de Nantes est reparti les bras bien chargés. La dispersion aux enchères d'une partie des souvenirs de l'iconique «Petit Beurre», biscuit de la marque nantaise LU, a atteint 190.000 euros frais compris, a annoncé jeudi la maison de ventes Leclere. 

Dessins, affiches, étiquettes, boîtes à biscuits et présentoirs : plus de 400 pièces emblématiques de l'histoire des Arts décoratifs, témoins des prémices de la publicité et de l'industrie agroalimentaire, étaient au catalogue de cette vente inédite. Elle était organisée mercredi soir à l'Hôtel Drouot, à Paris, à l'intiative du collectionneur d'origine nantaise Olivier Fruneau-Maigret. Le musée d'Histoire de Nantes a donc fait partie des principaux enchérisseurs.

Pastel sur toile signé Firmin Bouisset

L'établissement a notamment acquis «Iceberg», huile sur carton de Luigi Loir, mettant en scène le célèbre «Petit Lu». C'est le clou de la vente avec 33.800 euros, pour une estimation haute à 25.000 euros.

«La jeune fille au Petit-Beurre», pastel sur toile de 1890 signé Firmin Bouisset, première représentation du sujet féminin dans la publicité de la marque LU, a également été adjugé au musée nantais pour 10.660 euros. A noter qu'il s'agit du record mondial pour un dessin de l'artiste. Selon France 3, Nantes vient aussi d'acquérir «Les enfants à la vitrine» de Bocchino pour le somme de 22.000 euros.

Nouvelle vente en décembre

Plusieurs lots ont été acquis par le groupe américain Mondelez, propriétaire de LU depuis 2007 dont le premier dessin du «Petit Beurre» de la main de Louis Lefèvre-Utile en 1886, adjugé 16.900 euros, près de six fois l'estimation. La seconde partie de la collection, avec 400 nouveaux lots, sera dispersée en décembre.