Lyon: Quand la réalité virtuelle vous fait entrer dans la danse

EXPERIENCE Pour la première fois, la biennale de la danse propose aux visiteurs de la danse connectée ou comment intégrer un ballet grâce à la réalité virtuelle…

Caroline Girardon

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La biennale de la danse à Lyon propose pour la première fois des expériences de danse connectée via la réalité virtuelle — ©Blandine Soulage Rocca

Se retrouver au milieu d’un ballet avec des danseurs qui vous regardent de façon très insistante. Sur une scène qui se dérobe parfois ou en apesanteur, les pieds dans le vide. Face à un danseur voltigeant sur un trampoline. Sensation de vertige. Se retrouver dans les pas de géants qui vous regardent comme un objet de curiosité, se sentir dans la carapace d’un insecte enfermé dans un loft contemporain.

Cette année, la biennale de la danse, qui se déroule jusqu’au 30 septembre à Lyon, propose une expérience inédite : de la danse connectée. L’idée : utiliser les technologies d’aujourd’hui pour « nourrir une proposition artistique ». Faire que les chorégraphes s’en emparent pour proposer de nouvelles expériences, comme la réalité virtuelle.

« Ouvrir les jeunes sur une autre forme de culture »

Les visiteurs sont donc invités à se rendre jusqu’à dimanche soir à l’Hôtel-Dieu ou aux Ateliers presqu’île, où munis, de lunettes, ils seront immergés à 360 degrés dans des univers totalement envoûtants. Déroutants. Renversants. Une façon de découvrir la danse autrement. Et à la sortie, l’expérience est concluante.

« C’est à la fois angoissant et très intéressant de perdre comme cela ses repères. C’est un enchantement », lâche Aurélie Borel, enseignante en lettres et histoire, venue de Moutiers avec ses élèves de Bac Pro. « C’est une manière d’ouvrir les jeunes à une autre forme de culture qu’ils ne connaissent pas forcément ».

« Tous sont passionnés par les jeux vidéo. La réalité virtuelle permet de les raccrocher à un univers qu’il leur plaît », ajoute Mathilde, sa collègue, relevant qu’elle avait « jamais vu ses élèves aussi enthousiastes ». « J’ai manqué plusieurs fois de perdre l’équilibre et parfois, j’ai mis les mains au sol », raconte Lenny, 16 ans. « On joue beaucoup sur les dimensions ; C’est vraiment étonnant et au début et on se demande qui se cache derrière les autres avatars », enchaîne William.

« La danse ? Ce n’est pas mon genre, je préfère les figures comme les backflip mais au final, j’ai trouvé ça très stylé », conclut Luc, son camarade.