«La rave fait-elle toujours rêver?»: Connaissez-vous vraiment les genres de la musique électronique?

SERIE D'ETE A l’occasion de la 5e édition du festival Dream Nation du 21 au 23 septembre, on vous parle de la programmation et des genres qui en découlent..

Antoine Irrien

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Du 21 au 23 septembre, c'est la 5e édition du festival parisien Dream Nation.
Du 21 au 23 septembre, c'est la 5e édition du festival parisien Dream Nation. — Dream Nation
  • Trente ans après le second « Summer of Love », 20 Minutes part cet été à la rencontre des DJ et teufeurs d’hier et d’aujourd’hui pour savoir si la rave fait toujours rêver.
  • Une série d’articles à suivre chaque semaine sur 20minutes.fr
  • Dans ce onzième épisode, on profite de la 5e édition du festival Dream Nation pour parler programmation et des genres et styles consacrés à la "danse" au sein de la musique électronique.  

Six scènes, quatre genres. A l’occasion de la nouvelle édition du festival Dream Nation, qui aura lieu du 21 au 23 septembre à Paris, 20 Minutes a voulu débroussailler les styles des quatre scènes installées aux Docks de Paris, mais surtout les rendre plus intelligibles. ​

  • Du hardcore pour faire chauffer les bpm

Pour nous parler hardcore et gros caissons, qui de mieux qu’un membre de BudBurNerZ. Le collectif français, un habitué du festival, écume les frees, les rassemblements underground et les festivals depuis vingt ans. A l’époque, le hardcore n’était pas encore divisé en sous-genres. « Entre 1990 et 1992, on appelait cette musique "hardcore" ou "gabber" selon les pays. Ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard que les sous-genres ont émergé avec le speedcore, le mainstream, le doomcore, le hardcore industriel, le UK hardcore et le Frenchcore », indique Tommy Vaudecrane.

Angerfist, figure de proue du hardcore mainstream

La musique du Néerlandais est une hardcore très soutenue - entre 170 et 200 bpm, battements par minute - accompagnée de percussions très puissantes et de synthétiseurs mélodieux. Elle constitue le point de reconnaissance des tubes de harcore mainstream.

Guigoo et Vandal, adeptes de la hard

Guigoo enflammera la hard stage de Dream Nation avec sa hardtechno venue tout droit des free parties des années 1990, avec des disques house et techno accélérés. Vandal, roi de la raggatek, a créé une évolution de la hard qui intègre tout simplement des sons de ragga. Elle s’apparente beaucoup au reggae, mais en beaucoup plus rythmé.

  • En trance pendant la danse

Philippe Sancier est directeur artistique de la scène trance. Il fait aussi chauffer les platines au son de sa « progressive trance » sous le nom de Sensifeel. Un genre psychédélique qui a beaucoup évolué ces dernières années. « A travers l’univers des festivals et des raves, l’évolution de la trance a débuté par la minimal trance, très sombre et répétitive, en passant par la progressive, plus lente, entraînante, euphorique et joviale, jusqu’à la psytrance, exposée à des basses plus fortes, à beaucoup plus de breaks, et à des rythmes issus de la funk, de la techno ou de l’eurodance. Il y a aussi l’uplifting, plus lente et mélodique, recherchant des états émotionnels forts chez le public, et la goa, un style pas vraiment commercial venu tout droit d’Inde à la fin des années 1980, et composée de sons organiques très résonnants. »

Vini Vici, génies de la musique moderne

Cette année, Dream Nation reçoit les Israéliens de Vini Vici, qui développent une uplifting très indienne les ayant propulsés parmi les meilleurs DJs internationaux. Aviram Saharai et Matan Kadosh sont en tête d’affiche de cette scène trance.

Tristan, précurseur de la psytrance

Le DJ anglais Tristan représente la trance dans son aspect le plus profond. Véritable précurseur, il développait déjà de la musique alternative dans les années 1990. Il est devenu maître dans l’art des festivals, en sachant constamment rénover la goa et la psytrance.

  • Ça va sauter sur la drum and bass

Comme son nom l’indique, la drum and bass - ou DnB - présente beaucoup de percussions et de basses répétitives, voir assez agressives, qui « prennent souvent le dessus sur la mélodie », indique Elisa Do Brazil. La Brésilienne, Parisienne d’adoption, est très respectée dans le mileu. Elle sera une nouvelle fois à l’affiche cette année. « Née en Angleterre, on l’appelait "jungle". La drum est née peu après, où les basses sont devenues plus lourdes et plus graves. On emprunte pas mal de mélodies à la funk, au hip-hop, au jazz et même à la soul, qui se déclinent alors en drumstep, darkstep, jazzstep, techstep et surtout jump-up. C’est une musique faite pour danser, et surtout pour sauter ! ».

Hype B2B Hazard, deux pour le prix d’un

« DJ Hype et DJ Hazard. Deux légendes de la drum and bass anglaise », pour Elisa Do Brasil. L’un est un pionnier du genre, connu pour son Shot In The Dark, l’autre révélé en 2005 par le hit Mr Happy, et élu meilleur DJ aux Drum & Bass Awards 2017. Ce featuring annonce un énorme jump-up qui s’apprête à faire sauter tout le public de Dream Nation.

Calyx & Teebee, une drum puissante

Un autre duo anglais novateur en termes de drum and bass. La musique de Calyx et Teebee reste relativement puissante, marquées par beaucoup de styles. « Une belle entente entre les deux DJs, j’aime beaucoup ce que ça donne sur scène », explique Elisa.

  • Techno, pas toujours pareil

La techno englobe bien souvent l’ensemble de la musique électronique. Elle est pourtant bien un genre à proprement parler, disposant de sa propre scène à Dream Nation. La techno rassemble beaucoup de genres de la musique électronique, mais elle se caractérise par un rythme binaire très répétitif, avec parfois des montées d’aigus très acides, mais aussi très sombres. Deux Français, Manu le Malin et Antoine Husson, se produisent au festival parisien cette année sous le nom de W.LV.S. Leur musique reflète assez bien ce qu’est réellement la techno.

LSD en live

Actuellement ce qui peut se faire de mieux en matière de techno, le trio anglo-saxon LSD propose une techno aux influences psychédéliques. Rares en live, ils seront bien présents pour ce Dream Nation.

Paula Temple, reine de la techno

S’il y a une tête d’affiche à retenir de ce Dream Nation, c’est bien la venue de l’allemande Paula Temple. Depuis de nombreuses années, la DJ est la référence en matière de rave et de techno industrielle.

 

Plus d’infos sur la page Facebook de l’évènement.