«Emma Stone est moche, Gosling a les pieds plats»... Eddy Mitchell a détesté «La La Land»

CRITIQUES CINE Dans une interview parue dans « Le JDD » ce dimanche, Eddy Mitchell évoque le cinéma qu’il aime, mais aussi celui qu’il déteste - et il n’a pas sa langue dans sa poche…

F.R.

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Eddy Mitchell en octobre 2015.
Eddy Mitchell en octobre 2015. — ERIC FEFERBERG / AFP

« Ne me parlez pas de La La Land, de Damien Chazelle, cet immense nanar ! Le film m’a fait mourir de rire :  Emma Stone est moche comme un pou, Ryan Gosling a les pieds plats. On n’espère qu’une chose : qu’ils ne fassent pas d’enfants ! » La critique, cinglante, est signée Eddy Mitchell pour qui le genre de la comédie musicale « se résume à Fred Astaire [et] un peu Gene Kelly »… Le film qui a glané six Oscars - dont celui de meilleur réalisateur et meilleure actrice - en 2017, ne risque donc pas de se retrouver dans sa DVDthèque…

L’artiste a accordé une longue interview au Journal du dimanche à l’occasion de la sortie, mercredi, des Vieux fourneaux, une comédie dont il partage l’affiche avec Pierre Richard, Roland Giraud et Alice Pol. L’occasion pour l’hebdomadaire, de lui parler davantage de septième art que de musique.

« Si Godard a fait du cinéma, alors moi je suis la femme à barbe »

Au cours de l’entretien, il a aussi dézingué Jean-Luc Godard : « Si cet homme fait du cinéma, alors moi je suis la femme à barbe ». Eddy Mitchell met au crédit du réalisateur du Mépris « d’avoir inventé l’ellipse », puis porte l’estocade : « pour le reste, Godard, c’est un compte en banque en Suisse ».

La « vieille canaille » n’a pas non plus manqué d’évoquer son ami Johnny Hallyday qu’il décrit comme «  un acteur plutôt laborieux, pas franchement sûr de lui mais travailleur. Un mélange entre Sim et Gary Cooper ». Et l’ex-animateur de La dernière séance de préciser : « Johnny, les films et moi, ça faisait trois ! Lui était fan de blockbusters façon Transformers, moi je préfère Elia Kazan [réalisateur, entre autres, de Sur les quais et A l’est d’Eden] ». La scène de Salaud, on t’aime ! de Claude Lelouch dans laquelle les personnages incarnés par Eddy et Johnny regardent Rio Bravo ne serait-elle donc que du cinéma ?