Son tableau d'une valeur de 35.000 euros disparaît... Il avait été vendu 350 euros

AVENTURE Michèle Battut, l'auteure du tableau, a eu très peur...

C.B.

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Les gendarmes ont retrouvé le tableau qui s'était volatilisé.
Les gendarmes ont retrouvé le tableau qui s'était volatilisé. — Michèle Battut / Instagram

Volé ? Vendu pour trois francs six sous ? Peu importe pour Michèle Battut, une artiste peintre qui a eu une grosse frayeur avant devant la disparition de son œuvre fétiche New York, estimée à 35.000 euros. L’histoire est rocambolesque.

L’artiste parisienne, originaire d’une ville d’Eure-et-Loir est ravie lorsque le maire de son ancienne commune lui propose d'exposer​ ses œuvres pendant deux mois. Elle apporte donc 104 tableaux au château de Nogent-le-Roi. Mais, le week-end dernier, tout a basculé : « La responsable du château me prévient qu’une personne voulait m’acheter la lithographie du tableau New York pour 350 euros, confie l’artiste au journal local. Je vais à l’exposition et je me rends compte que l’œuvre vendue n’était pas la lithographie, mais l’original. »

« J’y tiens tellement qu’il n’est pas à vendre »

Le tableau, qui mesure 130 x 162 cm, a été « réalisé en 1993 après neuf mois de travail ». La peintre avait « des amis japonais qui connaissaient le propriétaire de l’Hôtel Marriott à New York. J’ai logé au dernier étage m’offrant une vue extraordinaire sur la ville. J’ai pu monter sur le toit et prendre des photos, support nécessaire pour réaliser le tableau ». Un travail très précis qui fait monter le prix de l’œuvre à 35.000 euros. « D’ailleurs, j’y tiens tellement qu’il n’est pas à vendre. C’est ma collection personnelle ».

Une fois la disparition de l’œuvre constatée, l’exposition, qui devait continuer jusqu’au 2 septembre, a ferme ses portes. La peintre remballe ses tableaux pour les mettre à l’abri chez elle et porte plainte à la gendarmerie.

New York « est bien gardé à la gendarmerie le temps que je vienne le chercher »

Sur les réseaux sociaux, on s’organise. Ses amis postent un message qui « a touché près de 16 000 personnes », précise l’artiste. Jusqu’à atteindre l’acheteur du tableau qui contacte Michèle Battut. « Il m’explique que cela est une méprise, une erreur d’étiquetage. Pourtant, il était très pressé de l’acheter, en liquide. En partant rapidement », note la peintre, suspicieuse.

Les gendarmes sont allés récupérer New York, « qui est bien gardé à la gendarmerie le temps que je vienne le chercher », note Michèle Battut. Une grosse frayeur qui aura eu comme effet positif de faire connaître l’œuvre de la Parisienne en dehors des frontières de l’exposition du château de Nogent-le-Roi.

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