Accusation de plagiat: «"Damn dis-moi" est une récupération malicieuse», explique Chris

MUSIQUE Il y a quelques semaines, la chanteuse avait été accusée de plagiat en récupérant des samples sur un logiciel gratuit…

C.W.

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La chanteuse Chris.
La chanteuse Chris. — Andre Csillag/Shutterst/SIPA

Chris (ex-Christine and The Queens) persiste et signe : Damn dis-moi n’est pas du plagiat. Il y a quelques semaines, dans une vidéo intitulée « Comment Christine and the Queens compose », l’artiste avait été accusée d’avoir pompé tout son morceau sur le logiciel Logic Pro d’Apple. Une pratique courante et loin d’être illégale, comme l’avait expliqué 20 Minutes dans cet article. Si la chanteuse n’a rien à se reprocher, elle a tout de même tenu à publier un long message sur Twitter pour expliquer sa démarche artistique.

« "Damn dis-moi" est une récupération malicieuse de ce qui existe partout »

« J’ai longtemps hésité à prendre la parole, commence-t-elle, parce que le débat sur l’utilisation de samples me semble aussi vieux que la création musicale elle-même, c’est-à-dire nul et non avenu. » « Si pour Damn dis-moi j’ai samplé des boucles libres de droit, c’est pour délibérément cherché un son référencé, générique, que je puisse pervertir de l’intérieur, développe-t-elle. Je n’ai eu aucun souci à le faire, et je le referai bien volontiers si une autre chanson le justifie. Que ce soit un classique de la pop ou une instru libre de droit sur YouTube, le collage, la réécriture, la citation, le vol de mélodies parfois, tout cela est à la source de mille chansons que j’aime (…) Des bangers [des tubes] de Rihanna et Usher ont été écrits avec des Apple loops ; comme n’importe quel sample, tout dépend ensuite de ce qu’on en fait. » Pour Chris, « Damn dis-moi est une récupération malicieuse de ce qui existe partout pour en faire quelque chose d’ultra-personnel ».

La chanteuse revient aussi sur des propos qu’elle avait tenus auprès de l’Obs. « On se permet de douter que je puisse être auteur et producteur parce que je suis une femme », avait-elle alors expliqué. Une prise de parole mal interprétée selon elle. « Cette discussion sur le sampling n’a rien à voir avec le fait que je sois une femme, comme je l’ai lu quelque part, écrit-elle. C’est un énième raccourci. Même si, oui, être une femme qui est productrice, c’est être exposée à deux fois plus de soupçons et de remises en question. Je suis aussi là pour le dire. »