L'écrivain britannique et prix Nobel de littérature V.S Naipaul est décédé

Disparition Vidiadhar Surajprasad Naipaul avait consacré une grande partie de sa vie à voyager et était devenu un symbole du déracinement dans la société contemporaine…

N.Sa avec AFP

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L'écrivain Vidiadhar Surajprasad Naipaul, prix Nobel de littérature en 2001, est décédé à l'âge de 85 ans.
L'écrivain Vidiadhar Surajprasad Naipaul, prix Nobel de littérature en 2001, est décédé à l'âge de 85 ans. — JAN COLLSIOO / SCANPIX SWEDEN / AFP

On le qualifiait de peintre du déracinement, des petites gens et des empires déclinants. L’écrivain britannique Vidiadhar Surajprasad Naipaul, prix Nobel de littérature en 2001 et auteur de plus de trente ouvrages, est mort à 85 ans, a annoncé samedi sa famille.

« Il était un géant dans tout ce qu’il a accompli et il est mort entouré par ceux qu’il aimait, ayant vécu une vie pleine de créativité merveilleuse et d’initiative », a déclaré sa femme, Lady Naipaul, dans un communiqué.

« Ecrivain cosmopolite » et « tourmondiste littéraire »

Né le 17 août 1932 dans les Antilles britanniques, à Port of Spain, la capitale de la Trinité, d’une famille d’immigrés indiens, il avait étudié la littérature anglaise à l’université d’Oxford avant de s’établir en Angleterre en 1953. Il avait consacré une grande partie de sa vie à voyager et était devenu un symbole du déracinement dans la société contemporaine.

En lui décernant le prix Nobel en 2001, l’Académie suédoise avait qualifié V.S. Naipaul d'« écrivain cosmopolite » et « tourmondiste littéraire ». L’une de ses oeuvres majeures est son autobiographie «Une maison pour Monsieur Biswas» en 1964, où le héros emprunte les traits du père de l’écrivain. A travers ce livre, il décrivait la difficulté pour les immigrants indiens dans les Caraïbes de s’intégrer dans la société tout en conservant leurs racines.

En 1998, il livrait «Jusqu'au bout de la foi», après avoir refait, apaisé, le voyage qui l’avait conduit, dix-sept ans auparavant, dans les quatre pays musulmans non arabes (Indonésie, Iran, Pakistan, Malaisie) qui avaient inspiré le fiévreux « Crépuscule sur l’Islam, voyage au pays des croyants ». Il y décrivait les pays post-coloniaux comme des sociétés « à moitié faites » et soutenait que l’islam réduisait à l’esclavage et tentait d’éliminer les autres cultures.