Royaume-Uni: Le British Museum va rendre à l'Irak des antiquités pillées

PATRIMOINE Dès 2003, le British Museum avait mis en garde contre le pillage du patrimoine culturel de l'Irak...

20 Minutes avec AFP

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Ce cône en argile datant de 2200 avant JC va être rendu à l'Irak.
Ce cône en argile datant de 2200 avant JC va être rendu à l'Irak. — THE BRITISH MUSEUM / AFP

Des objets vieux de 5000 ans, pillés en Irak  en 2003 après la chute de Saddam Hussein, vont revenir dans leur pays après avoir été identifiés par des experts du British Museum, a annoncé ce jeudi le musée.

Huit petits objets avaient été saisis en mai 2003 chez un vendeur de la capitale anglaise par la police londonienne, qui ne disposait pas d'informations sur leur provenance. Ils ont été confiés aux mains des experts du British Museum qui ont déterminé qu'ils venaient du site de Tello dans le sud de l'Irak, où le musée mène un programme de fouilles.

Remis à l'ambassadeur

Plusieurs de ces objets, dont trois cônes d'argile, portaient des inscriptions cunéiformes indiquant qu'ils provenaient d'un temple de la ville sumérienne de Girsu, aujourd'hui connue sous le nom de Tello. Parmi les trésors retrouvés figurent une petite amulette en marbre blanc représentant un animal à quatre pattes, un sceau en marbre rouge avec deux quadrupèdes, un sceau en calcédoine (une sorte de quartz) blanche gravé, une petite tête de massue en albâtre et un galet poli sur lequel figure une écriture cunéiforme.

Les objets seront formellement remis vendredi à l'ambassadeur d'Irak au Royaume-Uni, Salih Husain Ali. Ce dernier a remercié le British Museum pour ses «exceptionnels efforts d'identification et de retour des antiquités pillées en Irak».

Former à la préservation du patrimoine

«Une telle collaboration entre l'Irak et le Royaume-Uni est vitale pour la préservation et la protection du patrimoine irakien», a-t-il dit, cité par le musée. Pour Hartwig Fischer, directeur du British Museum, le retour de ces objets est un «symbole des très solides relations de travail avec nos collègues irakiens développées ces dernières années».

Le British Museum est impliqué de longue date dans la sauvegarde des trésors de l'histoire irakienne. Il avait dès 2003 mis en garde contre le pillage du patrimoine culturel du pays, et en 2015, le musée avait lancé un programme pour former des experts irakiens aux dernières technologies afin de conserver et de documenter au mieux leur héritage culturel.