Vieilles Charrues: Bière, urinoir et duvet qui fouette. Le meilleur des petites phrases compilé dans un bouquin

FESTIVAL L'auteur Hervé Billy a laissé traîner ses oreilles l'an dernier sur le plus grand festival de France, dont la 27e édition commence ce jeudi soir...

Camille Allain

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Des festivaliers ici lors du festival des Vieilles Charrues à Carhaix, en 2015.
Des festivaliers ici lors du festival des Vieilles Charrues à Carhaix, en 2015. — C. Allain / 20 Minutes
  • Le festival des Vieilles Charrues débute ce jeudi à Carhaix. Plus de 200.000 personnes sont attendues en quatre jours.
  • L’an dernier, l’auteur Hervé Billy a laissé traîner ses oreilles sur le festival pour en sortir les meilleures brèves.
  • Le Rennais décrit le festival comme « une grande kermesse ».

« J’ai mal aux biceps à force de porter des pintes ». Des phrases comme celle-là, Hervé Billy en a entendu des dizaines. L’an dernier, cet enseignant rennais a passé quatre jours sur la prairie du plus grand festival de France, en quête des meilleures punchline de festivaliers. Compilées dans un petit livre intitulé « Brèves de Vieilles Charrues »​, elles donnent un bon aperçu de l’ambiance qui règne lors du festival de Carhaix, dont la 27e édition commence ce jeudi.

« Les Vieilles Charrues, c’est un vrai carnaval, une kermesse. Beaucoup de gens viennent déguisés. C’est comme s’ils rentraient dans la peau d’un personnage pendant quelques jours », estime Hervé Billy. Habitué des festivals, l’auteur n’avait jusqu’ici passé qu’une soirée sur la prairie de Kerampuil. « Je connaissais mal les Charrues. Je n’avais pas vraiment vécu cette fête permanente ».

L’an dernier, il y a passé quatre jours d’affilée, voyant autour de lui plus de 200.000 personnes défiler sur l’ensemble du festival​. Il a tendu l’oreille aux abords des buvettes, du camping et même des toilettes… « J’ai vu une fille qui pissait dans les urinoirs des mecs, debout ! J’suis dégoûté ». Ou encore. « Wouah ! J’ai passé la nuit à péter dans mon duvet, j’te dis pas l’fumet quand j’y mets la tête ! ». Une dernière. « Bonjour, je voudrais quelque chose à manger. Bien sûr. Sandwich, hamburger, frites ? Ce que vous voulez… un truc facile à vomir ». Tellement Vieilles Charrues.

Une idée née au pied des remparts de Saint-Malo

Ce n’est pas la première fois que l’enseignant rennais tend ainsi l’oreille pour collecter des petites phrases façon brève de comptoir. Il l’avait déjà fait au marché des Lices, dans la capitale bretonne, au Mont Saint-Michel et au pied des remparts de Saint-Malo. « C’est là que m’est venue l’idée. J’entendais un enfant se demander qui était l’homme de la statue à côté de nous. Ça a donné lieu à tout un tas de suppositions », raconte l’auteur.

Ce week-end, les Vieilles Charrues verront déferler plus de 70.000 festivaliers chaque jour qui viendront écouter Dépêche Mode, Gorillaz, Eddy de Pretto, Fat Boy Slim, Massive Attack ou encore Iam. Ou juste taper la causette à l’angle du bar 6.