Raciste, sexiste, meurtrier... Comment les jeux de société de notre enfance auraient pu faire de nous des ordures

DIVERTISSEMENT Dans quelques minutes, vous ne regarderez plus vos boîtes de Cluedo et de 1.000 bornes du même œil…

C.W.

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Monopoly, Cluedo... Faut-il interdire les jeux de société de notre enfance?
Monopoly, Cluedo... Faut-il interdire les jeux de société de notre enfance? — SIPA
  • Pendant les vacances, vous jouerez probablement aux jeux de société de votre enfance.
  • Des jeux de société qui auraient pu faire de nous des ordures.

Dans quelques heures, quelques jours (quelques semaines ?), l'heure des vacances aura enfin sonné pour vous. Comme chaque année, vous prendrez la direction de votre maison de famille, ou celle de vos grands-parents, et comme chaque année, vous ressortirez probablement vos vieilles boîtes de jeux de société. Monopoly, Cluedo, 1.000 bornes, Qui est-ce ?, Risk… Autant de classiques qui ont égayé votre enfance et que vous retrouvez toujours avec plaisir. Impossible d’ailleurs de compter les heures passées à hypothéquer pour se payer la « rue de la Paix », ou à se remuer les méninges pour découvrir que finalement, c’est bien le Colonel Moutarde qui a tué Madame Blanche dans la bibliothèque avec la clé anglaise.

Mais vous n’êtes plus un enfant. Et si vous adorez toujours autant lancer les dés et découvrir ce que vous réserve la carte « chance », il est temps de comprendre à quoi vous vous exposez. Car quand on y prête vraiment attention, ce qui se cache derrière les jeux de société de notre enfance, n’est pas joli joli. Voici une liste non exhaustive des ordures qu’on aurait pu devenir.

Un receleur de cadavres

En général, quand on découvre un corps inanimé, après quelques secondes de surprise, de dégoût et d’effroi, on appelle la police ou les pompiers. Alors que ce serait tellement plus simple de s’occuper soi-même du cadavre et de se faire justice soi-même, comme au Cluedo… Entre nous, ça ne doit pas être si compliqué que ça de disséquer un macchabée, analyser l’arme du crime, passer des interrogatoires et désigner soi-même le coupable. Et puis au moins, ça permettrait enfin de désengorger efficacement les tribunaux…

Police partout, justice nulle part?
Police partout, justice nulle part? - Rex Features/REX/SIPA

Une grosse pince sans cœur

Dans le même registre, La course à l’héritage donne une belle image de la famille. Le principe ? Buter toutes les personnes susceptibles d’hériter avant vous de la vieille tante Agatha. Ici, on ne s’embarrasse pas des frais de notaire, on préfère brûler vif dans la cheminée ses adversaires, ou les faire tomber de l’échelle de la bibliothèque. Mais c’est vrai quoi, quelle est la valeur d’une vie face au besoin d’argent ? Ça se mérite une Rolex, les gars.

Un hétéro-beauf

Ce qui est bien avec les jeux de société, c’est qu’ils vous font comprendre très tôt l’importance qu’on vous accordera dans la vie. Créé à la fin des années 1970, le jeu Qui est-ce ? a tendu pendant longtemps aux enfants une photographie assez juste de la société. Cliquez sur ce lien, et dites-nous ce que vous en pensez. Rien ne vous choque ? A part la majorité écrasante d’hommes blancs, nous non plus… Vive la parité et la diversité.

Un gros raciste

Autre grand succès de la fin du XXe siècle, Les mystères de Pékin.

Les mystères de Pékin, c’était la belle époque où tout le monde trouvait rigolo de faire des jeux de mots sur les noms et prénoms d’origines étrangères. En l’occurrence, les Chinois. Dans ce jeu, on pouvait croiser le détective Monsieur Tchin-Tchin, le poissonnier Tchang-Pabong (vous l’avez ?), et les coupables potentiels Messieurs Ding-Dong et Ping-Pong. A prononcer avec « l’accent chinois », bien évidemment.

Donald Trump

Bon, on exagère, on en oublie que les jeux de société ça sert surtout à se fendre la poire et à s’amuser. Et qu’est-ce qu’on a pu se marrer à La bonne paye ! Les barres de rire quand les factures vous tombaient sur le coin de la tronche sans prévenir ! Et n’oublions pas le Monopoly, dont le but était tout de même de ruiner, exproprier et humilier ses adversaires, donc sa famille ou ses amis. Quelle grosse marrade quand on y pense. Fort heureusement, ce n’est qu’un jeu.

Un sadique fou du volant

Par contre, s’il y a bien un jeu qui a eu des séquelles irréversibles sur les Français, c’est le 1.000 bornes. Comment voulez-vous respecter les limitations de vitesse, quand on passe son enfance à se battre pour les cartes « as du volant » et « hirondelle », et à jubiler quand on crève les pneus des autres ? C’est le monde à l’envers d’une certaine façon.

Un psychopathe

Enfin, à quel moment un éditeur de jeux sain d’esprit a-t-il pu autoriser la mise en vente d’Attrap’souris ? ! On en parle de l’incitation à la maltraitance animale ? On sait où ça en a mené certains…