Les frais de sécurité ne doivent pas plomber les festivals, assurent Collomb et Nyssen

ECONOMIE Mercredi, les organisateurs des Eurockéennes avaient dénoncé une augmentation «exubérante» des frais de sécurité, imposée par la préfecture...

20 Minutes avec AFP

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Les festivaliers aux Eurockéenes de Belfort, le 6 juillet 2018.
Les festivaliers aux Eurockéenes de Belfort, le 6 juillet 2018. — SEBASTIEN BOZON / AFP

Le coup de gueule des festivals a trouvé un écho au gouvernement. Les frais de sécurité facturés aux festivals par les préfectures, ne doivent pas plomber leurs finances, ont rappelé vendredi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et son homologue à la Culture Françoise Nyssen, après des « difficultés localisées ».

Mercredi, les organisateurs des Eurockéennes avaient dénoncé une augmentation « exubérante » des frais de sécurité, imposée par la préfecture du Territoire de Belfort, avec une facture passée de 30.000 euros l’an dernier à 254.000 euros cette année. Une augmentation qui résultait, selon eux, de la stricte application d’une circulaire du ministère de l’Intérieur, et qui « met en péril » l’avenir de cet événement culturel majeur.

Dans un communiqué publié vendredi, Gérard Collomb et Françoise Nyssen ont clarifié l’application de ce texte. « Chacune de ces manifestations doit donner lieu à la mise en place de mesures adaptées pour garantir la sécurité des manifestations culturelles et celle des festivaliers », mais cette circulaire ne fait que confirmer des règles déjà en vigueur, a rappelé le ministre de l’Intérieur.

Préserver l’équilibre économique des festivals

« Des difficultés localisées ayant pu survenir dans l’interprétation du texte, le ministre de l’Intérieur a rappelé aux préfets la nécessité de faire preuve de discernement dans l’application de ces instructions », précise le communiqué.

En outre, la Place Beauvau souligne que le coût facturé par les préfectures « doit toujours rester compatible avec l’équilibre économique des festivals », et que « toute éventuelle évolution du montant facturé doit être discutée suffisamment en amont » avec l’organisateur.

La problématique de la sécurité des festivals et événements culturels s’est amplifiée en France depuis les attentats de 2015, en particulier l'attaque au Bataclan. Au vu de ces difficultés, les deux ministres feront un bilan d’étape cet automne avec le préfet Etienne Guepratte, délégué interministériel chargé de ce dossier.

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