Eurovision: La chanson gagnante accusée d'être un plagiat de «Seven Nation Army»

MUSIQUE Selon la presse israélienne, les auteurs de « Toy » auraient reçu une lettre d'Universal Music Group évoquant une violation de copyright…

F.R.

— 

Netta Barzilai, à l'Eurovision, le 7 mai 2018.
Netta Barzilai, à l'Eurovision, le 7 mai 2018. — Rolf Klatt/Shutterstock/SIPA

Celle-là, on ne l’avait pas vue venir. Ni entendue venir. La chanson Toy, avec laquelle Netta Barzilai a remporté l’ Eurovision pour Israël en mai, est accusée d’être un plagiat.

Selon une information révélée par des médias locaux ce mardi, Doron Medalie et Stav Beger, les auteurs du morceau ont reçu il y a deux semaines une lettre d’Universal Music Group évoquant une violation de copyright et faisant état de similarités entre cette chanson et… Seven Nation Army, le tube des White Stripes. Selon Y Net, les ressemblances se trouveraient du côté des harmonies et du rythme.

Le manager de Netta Barzilai a indiqué n’avoir reçu « aucune plainte juridique, mais une première demande de clarification sur le sujet », avance le journal Haaretz.

Le versement des royalties en jeu

D’après Y Net, Doron Medalie devait se rendre ce mercredi à Los Angeles pour s’expliquer. L’enjeu est important puisque des poursuites en justice pourraient retarder le versement des royalties aux auteurs.

Le quotidien israélien souligne par ailleurs que son critique musical, Ben Shalev, avait écrit en mars que « Quand Barzilai chante "I’m not your toy, stupid boy", la musique ressemble à Seven Nation Army »… Sur YouTube, on peut entendre les deux chansons superposées dans une vidéo mise en ligne le 1er mai, soit plus de dix jours avant la finale de l’Eurovision.

Pour l’anecdote, Yoav Tzafir, le producteur de l’émission The Next Star for Eurovision a révélé en mai que Netta Barzilai ne voulait pas, au départ, chanter Toy au concours musical car elle ne ressentait « aucune connexion » avec la chanson. Pour changer d’avis, elle a dû apporter sa patte : c’est ainsi qu’elle a ajouté les bruits de poule emblématiques du morceau. Des gloussements qui ne ressemblent pas vraiment aux « po-po-po-po-po-pooooo » qu’inspirent Seven Nation Army. Quoique.