L'écrivain et poète Georges-Emmanuel Clancier est mort à l'âge de 104 ans

DISPARITION L’éditeur du poète et écrivain Georges-Emmanuel Clancier a annoncé qu’il était mort mercredi dans son sommeil à l’âge de 104 ans…

C.B. avec AFP

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L'écrivain et poète Georges-Emmanuel Clancier, le 18 juin 1971 à Paris.
L'écrivain et poète Georges-Emmanuel Clancier, le 18 juin 1971 à Paris. — STRINGER / AFP

« Il est mort cette nuit vers 05h45 dans son sommeil », a indiqué une attachée de presse d’Albin Michel. Georges-Emmanuel Clancier était l’auteur d’une œuvre sensible et variée d’où émergeait Le pain noir (1956), début d’un cycle romanesque enraciné dans le terroir limousin où il était né il y a plus d’un siècle, le 3 mai 1914 à Limoges.

Georges-Emmanuel Clancier avait été longtemps directeur des programmes de la RTF puis de l’ORTF, mais il demeure avant tout un écrivain et un poète. Publié en 1956, Le pain noir, premier tome d’une série racontant l’histoire de sa famille maternelle, avait été adapté à la télévision au début des années 1970 par Serge Moati et Françoise Verny.

Un Goncourt de la poésie, un prix des libraires et le Grand prix du roman de l’Académie française

En 2016, alors âgé de 102 ans, il avait publié Le temps d’apprendre à vivre, quatrième tome de ses Mémoires sur la période 1935-1947. Il y racontait, sans jamais se mettre en avant, sa résistance à l’Occupation et au régime de Vichy en participant notamment à la revue Fontaine, dirigée à Alger par Max-Pol Fouchet et dont la devise était « Nous ne sommes pas vaincus ».

C’est par son intermédiaire - et malgré les risques encourus - que furent publiés des écrivains « interdits » par le régime de Vichy comme Paul Eluard, Aragon, Jean Cassou, Claude Roy ou encore Pierre Emmanuel. Son œuvre a été couronnée par de multiples prix dont le Goncourt de la poésie, le prix des libraires et le Grand prix du roman de l’Académie française.