Le (futur) jeu vidéo inspiré de la BD culte «Blacksad» livre ses toutes premières images

AVANT-PREMIERE C’est officiel, l’adaptation vidéo ludique de la BD culte des espagnols Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido est désormais bien avancée…

Olivier Mimran

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Blacksad, le matou détective privé
Blacksad, le matou détective privé — © J. Diaz Canales, J. Guarnido & Dargaud 2017
  • Créé en 2000, « Blacksad » est un polar anthropomorphe qui se déroule dans les États-Unis des années 1950.
  • La série BD, qui compte 5 volumes, est en cours d’adaptation en jeu vidéo.
  • Un film, réalisé en 3D, selon toute vraisemblance, serait également en préparation.

Un an et quelques jours après avoir annoncé la « mise en chantier » de l’adaptation vidéo ludique de la série BD Blacksad, l’éditeur français Microïds (Still Life, Agatha Christie : The ABC Murders, Dracula, Atlantis etc.) vient d’en livrer les premières images… Et en profite pour distiller quelques infos qui devraient ravir - ou exaspérer ? - les gamers fans des aventures du matou détective privé.

Une esthétique fidèle

On apprend d’abord que le titre de cette déclinaison sera Under the skin (« dans la peau », en français)… Et que, comme le dévoilent les premiers visuels, le jeu s’attachera à rester extrêmement fidèle aux graphismes de la bande dessinée dont il s’inspire. C’était un prérequis des auteurs de la série originelle, selon Juanjo Guarnido qui déclarait à 20 Minutes, en juin 2017 : « Juan et moi avons précisé le type de jeu et surtout l’esthétique qu’on espérait. En tant que graphiste, je tenais beaucoup à ce que les ambiances, les lumières présentes dans l’album soient reproduites le plus fidèlement possible ».

La modélisation des personnages semble effectivement irréprochable et les premiers décors - une ruelle mal éclairée, une salle de boxe déserte, ces escaliers muraux très présents à New York - transpirent cette atmosphère « glauque », aux relents à la fois suaves et hyperviolents, si caractéristique de l’œuvre dessinée.

Blacksad combattra la corruption

Microïds dévoile aussi, dans un communiqué de presse, l’intrigue définitive du jeu : « A New York dans les années 1950, le propriétaire d’un modeste club de boxe, Joe Dunn, est retrouvé pendu. Dans le même temps, son protégé et meilleur espoir, Robert Yale, est porté disparu. Effondrée par ces terribles nouvelles, la fille de Joe Dunn, Sonia, décide tout de même de poursuivre le rêve de son père, reprend les rênes du club et fait appel aux services de John Blacksad pour enquêter sur cette mystérieuse disparition. Nous sommes à la veille du combat de l’année et le club, en graves difficultés financières, ne survivrait pas au forfait de Robert Yale. Lors de son enquête, John Blacksad se retrouvera plongé dans un milieu où la corruption fait rage ».

Jouez avec le Blacksad que vous préférez

Autrement dit, notre félin préféré ne devrait pas passer son temps à ronronner ; et là aussi, on est a priori tout à fait « dans l’esprit » de la BD. Mieux : à l’attention des lecteurs de Blacksad qui craindraient de voir la personnalité de leur héros « lissée » par un scénario trop convenu, le game designer Josué Monchan affirme que « John Blacksad a une personnalité très complexe, aussi permettrons-nous aux joueurs d’en découvrir toutes les facettes en les laissant choisir celles qu’ils souhaiteront incarner ».

On apprend enfin - et c’est là que quelques dents pourraient grincer - qu’initialement prévue pour l’automne 2018, la sortie du jeu est désormais reportée à 2019. Disponible sur PS4, XBox One, Nintendo Switch, PC et Mac, gageons que l’exigence des créateurs de ce probable Point n'Click saura faire oublier la longue attente ce petit contretemps à ses futurs acquéreurs.

Et le film, alors ?
Lors de son entretien à 20 Minutes, en juin 2017, Juanjo Guarnido, le dessinateur de Blacksad, avait confirmé qu'une adaptation cinématographique était en voie de finalisation. Après enquête, il semble pourtant que le projet, d'une envergure exceptionnelle puisque'il s'agirait d'un film tout en 3D, soit pour l'instant en stand-by.

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