Solidays fête ses 20 ans: «On a quelques bébés et mariages entre bénévoles»

FESTIVAL Solidays fête ses 20 ans, et ses milliers de bénévoles sont pour beaucoup dans le succès de chaque édition...

Benjamin Chapon

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De joyeux festivaliers lors de l'édition 2017 de Solidays
De joyeux festivaliers lors de l'édition 2017 de Solidays — SADAKA EDMOND/SIPA

Le festival Solidays a 20 ans, soit à peu près l’âge moyen de son public… et de ses bénévoles. Le festival a construit son succès et sa longévité sur de nombreux ingrédients dont une armée de bénévoles enthousiastes qui participent chaque année au bon déroulement des trois jours de concert (du 22 au 24 juin à l’hippodrome de Longchamp).

Benjamin Soudier, secrétaire général de Solidarité Sida, est en charge des bénévoles de l’association. Il nous explique comment il coordonne ces milliers de bénévoles.

Le festival dure trois jours mais les bénévoles arrivent quand sur le site ?

Les plus chevronnés restent un mois. Ils participent aux trois semaines de montage du site, aux trois jours de festival et au démontage. Mais la majorité est là pendant le festival. Ils sont alors environ 2.500, répartis en une cinquantaine d’équipes.

Ils sont de plus en plus nombreux chaque année ?

Le nombre de bénévoles a grossi avec le festival. On a aussi créé de nouvelles équipes pour améliorer le service au festivalier. Il y a 5 ans par exemple on a créé l’équipe Harpic Monkeys qui doit fluidifier les files d’attente aux toilettes, ce qui est un enjeu crucial des festivals… Ils font en sorte que les gens se répartissent bien dans chaque toilettes, ils veillent à la bonne ambiance aussi.

Est-ce que les bénévoles reviennent d’un an sur l’autre ?

Chaque année, on a 40 % de nouveaux venus. Il y en a donc une majorité qui revient d’une année sur l’autre. On a un bon groupe d’anciens qui sont là tous les ans parce qu’ils sont très attachés à la cause. Les autres viennent pour l’ambiance, pour l’expérience, mais on fait ce qu’il faut pour les sensibiliser eux aussi aux enjeux de solidarité, de prévention…

Pendant le festival ?

Non, en amont. Chaque bénévole suit une formation de prévention du VIH. On fait aussi des réunions à l’association Solidarité Sida pour leur expliquer nos actions, ce qu’on fait toute l’année avec l’argent récolté pendant le festival. Certains ne reviennent pas au festival mais adhèrent à l’association après avoir été bénévoles.

Vous êtes l’un des festivals avec le plus grand nombre de bénévoles et, de l’avis de certains, avec la meilleure ambiance. C’est un motif de fierté ?

On prend soin de nos bénévoles. Ils bossent dur et sont très concentrés parce qu’on les traite bien. C’est une grosse logistique pour nous mais on a l’expérience pour gérer ça. Solidays est un cas à part parce qu’on est un des seuls festivals engagés. On veut nourrir nos bénévoles de notre culture militante, les initier à la solidarité.

On entend beaucoup parler de l’ambiance au camping des bénévoles, et à leur fête de fin de festival le dimanche soir… Il y a eu des bébés Solidays depuis 20 ans ?

On a quelques mariages et quelques bébés, oui… On a surtout beaucoup de groupes d’amis qui se sont créés pendant les festivals. Certaines équipes sont très soudées. On a beaucoup beaucoup d’histoires.