Après «The Witcher», l'énorme buzz de «Cyberpunk 2077» à l'E3

JEU VIDEO Adapté d'un jeu de rôles des années 80, le prochain titre de CD Projekt Red fait fantasmer...

P.B.

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«Cyberpunk 2077» n'a pas encore de date de sortie.
«Cyberpunk 2077» n'a pas encore de date de sortie. — CD Projekt Red

Un zeste de Deus Ex. Une dose de The Witcher. Des airs de GTA. Voici la recette explosive de Cyberpunk 2077, le prochain RPG open-world de CD Projekt Red. Avec cette adaptation du jeu de rôles papier des années 80 de Mike Pondsmith (Cyberpunk 2020), le studio polonais a mis l’E3, qui a refermé ses portes à Los Angeles, à genoux.

Le trailer n’est qu’une mise en bouche

Avec son monde coloré presque aseptisé, la bande-annonce dévoilée pendant la conférence Microsoft en a laissé certains sur leur faim. A commencer par William Gibson, l’un des pères fondateurs du genre avec son livre Le Neuromancien, pas vraiment emballé par cette « skin de GTA par-dessus un rétro-future générique des années 80. » Ouch.

Tous les confrères qui ont pu assister à une démo de 50 minutes « behind closed doors », sont en revanche sortis sonnés. Au point de se demander s’il ne s’agissait pas d’un jeu « next gen ». Mais le studio le jure à Eurogamer, son bébé sortira bien sur PC, Xbox One et PS4 – ce qui ne veut pas dire qu’il ne sera pas également disponible sur les prochaines consoles, surtout s’il sortait en 2020 et pas en 2019 comme les plus optimistes l’espèrent.

Orientation sexuelle libre

Contrairement à The Witcher, le joueur crée son personnage de toutes pièces. Les développeurs promettent une liberté totale jusque dans son orientation sexuelle, avec des NPC (personnages non-joueur) hétéro, gay ou bi que l’on peut ramener à son appartement, avec pas mal de nudité annoncée. CDPR annonce également des classes « fluides », en fonction des choix et des modifications « post-humaines » effectuées. Si le jeu adopte une vue subjective comme dans un FPS, on pourra voir son personnage dans de nombreuses séquences, notamment en voiture.

Une ville grouillante et vivante

Les développeurs avaient déjà placé la barre assez haut avec la ville de Novigrad dans The Witcher, mais Night City pourrait atteindre un niveau stratosphérique. Voici la description du journaliste de PC World :

« On a l’impression d’être dans une véritable rue, avec des buildings, des panneaux et des néons à perte de vue, comme à Manhattan ou à Tokyo. Des dizaines, si ce n’est des centaines de NPC vaquent à leurs tâches. Night City respire et palpite. Je ne pensais pas que c’était possible. Pas aujourd’hui. »

Ajoutez-y une arborescence de dialogues presque infinie et des choix censés avoir encore plus d’impact sur le scénario que dans The Witcher III, et Cyberpunk 2077 devient aisément le jeu le plus attendu du moment. Red Dead Redemption qui ?