VIDEO. Lyon: On a assisté aux premières répétitions du défilé de la Biennale de la danse

CULTURE Certains groupes ont commencé à répéter trois mois avant le jour J, prévu le 16 septembre...

Caroline Girardon

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Lyon, le 10 juin 2018. Les répétitions pour le défilé de la Biennale de la danse, prévu le 16 septembre, ont commencé.
Lyon, le 10 juin 2018. Les répétitions pour le défilé de la Biennale de la danse, prévu le 16 septembre, ont commencé. — C. Girardon / 20 Minutes
  • Le défilé de la Biennale de la danse qui rassemble 4 500 danseurs amateurs, se déroulera le 16 septembre en presqu’île lyonnaise.
  • « 20 Minutes » a assisté dimanche aux répétitions du groupe de Villeurbanne.

Sous un soleil de plomb, ils déhanchent leur bassin, enchaînant joyeusement les mouvements patiemment appris depuis le mois de février. C’est le moment de la pause. Pourtant, la petite bande de collégiens n’a pas envie de s’arrêter. Certains protestent en rigolant, tapant énergiquement le rythme de leur main. Trois mois avant le défilé de la Biennale de la danse (le 16 septembre), l’heure est déjà aux premières répétitions.

Dimanche, 300 personnes se sont réunies sur le campus de La Doua pour effectuer la chorégraphie, qu’ils travaillent depuis quatre mois dans les Ateliers Frappaz de Villeurbanne. « Le plus dur, c’est de trouver la bonne synchronisation », lâche Dominique Peter, batteur du groupe lyonnais  High Tone et de  Midnight Ravers.

C’est lui qui a été chargé de composer la musique, de l’ethno-electro sur fond de chants maliens. Derrière son ordinateur, il supervise scrupuleusement la manœuvre. « Il faut atteindre la bonne vitesse. L’enjeu est d’arriver à danser tous ensemble en se déplaçant de 50 centimètres par seconde », explique-t-il.

Le thème de la paix

En tête de cortège, Marion Alzieu (Cie MA) dirige les opérations. Elle fait partie des deux chorégraphes (avec Sigué Sayouba) qui ont élaboré une danse sur le thème de la paix. « On a mis en mouvement tout le cheminement, de la situation de guerre jusqu’à la liberté en s’inspirant de gestes de révolte ou de revendication vues dans les différentes manifestations », explique-t-elle.

Et d’ajouter : « C’est un gros challenge de gérer 300 danseurs. On n'avait jamais eu à le faire jusque-là, mais c’est un bonheur car les gens sont motivés, à l’écoute. On reçoit beaucoup d’eux. » Ce n’est pas Manon, 28 ans, qui dira le contraire. « Je suis tombée amoureuse des profs, ils sont très pédagogues », lâche-t-elle dans un éclat de rire.

« Pas besoin de savoir danser »

La jeune femme est venue accompagnée de sa sœur, Julie. Elles cherchaient à faire de la danse ensemble cette année. Mais leur emploi du temps ne leur permettait pas de suivre des cours régulièrement. Alors elles se sont laissées convaincre par l’une de leurs amies qui travaillait sur le projet. Tous les 15 jours, elles rejoignent les autres danseurs avec une joie non dissimulée. « L’ambiance est bon enfant et l’état d’esprit excellent. On est de tous âges et on s’éclate », poursuit-elle.

« Il n’y a vraiment pas besoin de savoir danser. La chorégraphie est accessible », commente Christian qui en est à son quatrième défilé. « Avant, j’étais spectateur. Mais voir les autres s’amuser me faisait envie. J’étais un peu frustré quelque part alors j’ai décidé de faire la même chose. » Depuis, il a fait la connaissance d’Alain et Nathalie, qui eux aussi, restent fidèles au rendez-vous.

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