Strasbourg: Ils sont les cobayes qui testent en avant-première le «Pass culture»

JEUNESSE Avant sa généralisation, une première version du dispositif est expérimentée par une poignée de testeurs bas-rhinois...

Alexia Ighirri

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La ministre de la culture, Françoise Nyssen, vient défendre le Pass culture devant les jeunes bas-rhinois  qui vont l'expérimenter.
La ministre de la culture, Françoise Nyssen, vient défendre le Pass culture devant les jeunes bas-rhinois qui vont l'expérimenter. — Varela / 20 Minutes
  • Des centaines de jeunes filles et garçons de l'Hérault, la Seine-Saint-Denis, la Guyane et le Bas-Rhin testent actuellement la première version du « Pass culture », dispositif qui prévoit à travers une application d’offrir 500 euros aux jeunes de 18 ans pour consommer la culture.
  • Leur mission ? Choisir parmi les offres dans l’appli et faire remonter leurs remarques. Ces premiers utilisateurs profitent pour le moment des offres de façon illimitée.
  • En septembre, les cobayes disposeront de 250 euros pour tester l’appli avec les offres payantes. Avant une généralisation à tout le pays en 2019.

Lorsque vous ou votre enfant aurez accès à votre « Pass culture », vous penserez aux cobayes qui ont contribué à son élaboration pendant des mois. Grande mais sympathique responsabilité pour quelques centaines de jeunes filles et garçons de  l'Hérault, la Seine-Saint-Denis, la Guyane et le Bas-Rhin ; soit les quatre départements retenus pour tester ce dispositif, qui prévoit à travers une application d’offrir 500 euros aux jeunes de 18 ans pour consommer la culture et participer à des activités culturelles.

Dans le Bas-Rhin, Laura et Simon expérimentent actuellement la première version du « Pass culture ». « C’est bien, parce que la culture, c’est ce qu’on met le plus de côté… C’est un budget. Les cinés, les concerts, c’est tout de suite un investissement même si on a des cartes de réduction », indique le jeune en terminale S au lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg.

« Il faudrait rajouter des filtres à l’application »

Lui en a entendu parler par l’amie d’une amie. Laura, avec quelques camarades de classe, en ont eu vent dans leur lycée à Erstein. « Ça nous permet de voir en avant-première ce qui va se développer, sourit l’élève de terminale ES. Je pense que ça va faciliter l’accès à la culture pour les jeunes défavorisés ou issus de quartiers défavorisés. »

Leur mission ? Choisir parmi les offres dans l’appli et faire remonter leurs remarques via, par exemple, un groupe Facebook dédié : « Je pense qu’il faudrait rajouter des filtres », note Laura. Simon poursuit : « Ils cherchent vraiment à avoir des retours. Ils ont énormément d’idées aussi comme la création d’un service de covoiturage pour aider les jeunes à bouger ». S’ils regrettent le manque d’offres de concerts, de cinéma, d’achat de livres ou CDs, les deux Bas-Rhinois savent que le catalogue s’étoffera au fur et à mesure. Mais ils n’en ont pas encore beaucoup profité : « Il y a d’abord le bac à passer ! », coupe Simon.

Encore quelques mois de tests avant la généralisation du « Pass culture »

Comme les centaines d’autres premiers utilisateurs, Laura et Simon profitent pour le moment des offres de façon illimitée. En septembre sera lancée une nouvelle phase d’expérimentation : les cobayes disposeront de 250 euros pour tester l’appli avec les offres payantes.

Le « Pass culture » devrait être généralisé à tout le pays au début de l’année 2019. Le budget total pour ce dispositif devrait s’élever à environ 400 millions d’euros, avait indiqué la ministre de la Culture Françoise Nyssen lors de son passage à Strasbourg en mai.

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