«Jurassic World Evolution»: On a ouvert notre Jurassic Park et c'est vite devenu le bordel

JEU VIDEO Même avec l'aide de Monsieur Jeff Goldblum...

Vincent Julé

— 

Le jeu de gestion «Jurassic World : Evolution» permet de dépenser sans compter
Le jeu de gestion «Jurassic World : Evolution» permet de dépenser sans compter — 2018 Frontier Developments / Universal Studios / Amblin Entertainement

Vingt ans après l’échec du premier Jurassic Park (le parc, pas le film), ils ont remis ça et ouvert un parc plus grand, plus beau, plus sophistiqué avec Jurassic World… et devinez quoi ? Patatra, les dinos ont recommencé à croquer du visiteur, ce qui n’est pas très bon pour le business. Franchement, si on leur montrait comment gérer un parc à thème, histoire d’éviter une pagaille à la Fallen Kingdom, la suite actuellement en salle ? Défi accepté grâce à Jurassic World Evolution, un jeu de gestion disponible sur PC, Xbox One et PS4, et création du studio Frontier à qui l’on doit Planet Coaster, référence du genre.

Science, divertissement et sécurité

Comme dans les films, Jurassic World Evolution  propose d’ouvrir votre parc sur Isla Nublar, mais avant, il faudra faire ses preuves sur les îles de l’archipel des Cinq Morts, avec la paradisiaque Isla Matanceros, l’abandonnée Isla Sorna ou Isla Muerta en proie aux tempêtes. Et les gérer toutes ensemble ! Ah oui quand même. « La gestion des parcs passe par les branches Science, Divertissement et Sécurité », détaille le réalisateur du jeu, Michael Brooks. Soit créer des dinos d’après des fossiles récoltés à travers le monde, occuper le visiteur avec des restaurants et des boutiques souvenirs, et construire des enclos ou des abris, juste au cas où hein. « Il y a également de la compétition entre les branches, et il peut arriver qu’elles se tirent dans les pattes. »

L’effet dominosaurus

Comme si on n’avait pas assez de problèmes avec les catastrophes naturelles, les pannes électriques, les employés mécontents, les rentrées d’argent et les dinosaures, toujours les dinosaures. Avec 40 espèces, ils sont l’attraction principale du parc, mais aussi du jeu, car leur rendu est bluffant, et chaque dino libéré dans son enclos fait son petit effet - même si on peut regretter l’absence d’espèce volante ou marine. Mais entre les maladies, la faim, les mauvaises cohabitations, un environnement inadapté, ils sont surtout là pour vous créer des ennuis et vous tenir à l’écart de l’administratif. « Une barrière pas assez haute, et vous avez  un T-Rex en vadrouille, s’amuse Michael Brooks. C’est alors très vite l’effet domino. » Très drôle.

Les développeurs ont surtout eu la bonne idée d’incorporer un mode subjectif, qui lors d’une intervention, permet au joueur de conduire une jeep ou un hélico, et de sortir son fusil hypodermique pour soigner un animal ou son appareil pour faire une photo. C’est presque gadget, mais cela permet de varier et dynamiser le gameplay. Et si vous êtes en totale panique, comme nous, lorsque l’Indominus Rex s’en prend aux autres dinos une nuit d’orage, vous pourrez toujours compter sur la voix apaisante de Jeff Goldblum.

Tout est sous contrôle

« J’avais écrit quelques pages pour lui et son personnage de Ian Malcolm, juste pour montrer que j’en étais capable, confie le scénariste du jeu, John Zuur Platten. Tout le monde a adoré, et on s’est dit : et pourquoi pas ? Jeff a tout de suite accepté, surtout qu’il fait son retour dans Fallen Kingdom. Son personnage ne participe pas à proprement dit à l’aventure, mais il n’est jamais loin. Il a une telle connaissance des dinosaures, et se sent quelque part responsable. » Il n’hésite ainsi pas à nous rappeler, que bon, cette histoire de parc avec des dinosaures, ce n’était pas forcément une bonne idée. Mais tout est sous contrôle, Jeff !!!